V. pl. bas, livre II, chap. v
D’après Wegele (1), on n’a aucun renseignement sur les études historiques qu’a faites Leibniz dans les trois Universités de Leipzig, d’Iéna et d’Altdorf où il se forma, mais son activité postérieure de publiciste permet de supposer qu'il ne s’en est jamais désintéressé. On peut l'affirmer (2). Nous connaissons ses maitres, leurs études et les rapports qu’il conserva avec eux; nous pouvons en tirer quelques renseigrements.
A Leipzig, où il entra à Pâques de l’année 1661 (3), Leibniz se trouvait dans un excellent milieu pour se développer : l'Université en était alors la meilleure de l'Allemagne (4). Nous ignorons s’il y suivit des cours d'histoire; mais nous savons qu’il ÿ fut l’élève de Jacques Thomasius, le père du fameux Christian Thomasius et le créateur de l’histoire de la philosophie en Allemagne (5) : il est probable que ce maître, pour qui Leibniz avait une sorte de prédilection(6), le tourna vers cette étude, alors nouvelle. Thomasius dut attirer son attention surtout vers la philosophie anciennne : dans la correspondance qu'il entretint avec lui dès sa sortie de l’Université, Leibniz parle souvent de différents philosophes grecs, principalement d’Aristote (7), tandis qu’il mentionne à peine les modernes (8).
A l’Université de Léna, où il alla passer un semestre
4. P. 620-1. Cf. Latta, p. 3, qui dit que, sans doute «he still continued his study of history. »