Lettre s. d. (fin 1688). Kzopp, t. VI, p. 178s
contemporaine qu’il pensait écrire en latin (1) et parlait d’un Code Léopold, comme il avait projeté jadis un recueil Ernest-Auguste (2). Il prétendait, évidemment, écrire ces ouvrages lui-même s’il était nommé historiographe de l’Empire (3), car il réclamait, comme il l'avait fait jadis à Hanovre, l'inspection des archives et de la bibliothèque impériale pour en tirer tout ce qui concernait les droits de l’Empire (4). Ainsi Leibniz recommençait à Vienne les tentatives qu’il avaient faites auprès des ducs de Brunswick; mais il eut moins de succès.
1 apprit bientôt que le nouveau plan était bien accueilli par l'Empereur (5); mais Ludolf aurait voulu savoir si Léopold approuvait simplement ou favorisait le Collège (6). Comme le vice-chancelier avait la goutte, Leibniz confia le projet imprimé à Spinola, l’évêque de Neustadt, avec qui il était en relations pour les affaires de réunion (7) et qu'il était allé voir récemment (8), Spinola porta aussitôt la proposition à l'Empereur, qui lui témoigna son plaisir de voir écrire une histoire d'Allemagne (9): mais Leibniz voulait aussi obtenir une certitude. Après avoir eu, pendant plus de six semaines, une promesse d’audience (10), il fut enfin, au moment de son départ pour l'Italie, recu par