‹ Leibniz HistorienChapitre 92 sur 854 · Lettre à Léopold, s. d. (fin 1688). Kzopp, t. VI, p · texte numérisé non relu

Lettre à Léopold, s. d. (fin 1688). Kzopp, t. VI, p

Le] 7).

Léopold, lui remit le projet de Ludolf et le fit approuver complètement (1). Sans doute Leibniz avait bien défendu le Collège, montré l'usage secret qu’on pouvait en faire pour établir les droits de l’Empire et déclaré que lhistoire avait pour principale utilité de servir à la politique(2).

L'affaire semblait done en bonne voie; déjà on en parlait à l’étranger (3). Malheureusement elle ne devait pas aboutir. Trop de causes à la fois l’en empêchaient, le désaccord des promoteurs, l’absence de but précis, la rivalité de religion entre Les membres et le manque de ressources. Paullini ne se concertait pas avec Ludolf et recommençait ses imprudences (4). Certains membres du futur Collège voulaient écrire l’histoire, d’autres se borner à réunir des documents; encore les premiers ne savaient-ils pas s'ils devaient employer le latin ou l'allemand (5). La question de la religion n’était pas moins troublante : les protestants de l'Allemagne du Nord qui avaient eu l’idée de la société répugnaient à y admettre des catholiques d'Allemagne du Sud et d'Autriche. La demande de protection de l'Empereur leur en faisait une nécessité; mais ils craignaient de voir les Jésuites mettre la main sur le nouveau Collège. En fait, les savants catholiques s’abstinrent (6). Enfin, l'argent faisait défaut; l'Empereur et les princes ne voulaient pas en donner. Seul, le due de Wurtemberg fit faire en 1688 et

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