Lettre à Grote, 20/30 décembre 1688. KLopp, t. V, p
8. Lettre à Sophie, s. d. (fin 1688). Kzopp, t. VII, p. 62. « Non desperaveram de reditu per Ratisbonnam. » Lettre à Avemann, 6/16 juillet 1689. Ip., EN p.680;
averti M. de Floramonti, agent du duc de Brunswick à Venise, qui avait déjà recherché pour lui les mémoires de la comtesse Mathilde (1), qu’il lui était nécessaire de faire en Italie des recherches sur les origines de la maison d’Este; il le priait de lui indiquer les savants d’Italie qui étudiaient l'histoire d’après les documents originaux surtout manuserits et de lui obtenir l’autorisation de voir les manuscrits de Faleti, ancien historiographe des ducs de Ferrare et principale source de Pigna (2).
Il lui racontait que, selon le P. Gamberti, ces recherches déplairaient au duc de Modène et le priait de s’informer si ce prince ne pourrait lui ouvrir les archives à l'insu du Jésuite, en lui recommandant de ne pas y mêler son maître « qui ne voudroit pas s’exposer à un refus ». Dans ce cas, ajoutait-il, «je pourrois un jour faire un tour en Italie (3) ».
Floramonti s’adressa au comte Dragoni (4) : n’ayant pas reçu de réponse, il crut que le duc de Modène refusait (5) et envoya à Hanovre les œuvres du chevalier del Pozzo et de Florentini (6). Mais bientôt, désabusé sans doute par Dragoni, il avertit Leibniz que le duc de Modène lui accordait la communication des documents concernant l’origine commune des deux maisons, à condition que le P. Gamberti n’en sût rien (7). Leibniz, qui se voyait reprocher par la
1. Lettre de Floramonti, 20 /30 avril 1688 citée plus haut, p. 69, n. 2.
2. « Je voudrois bien connoistre quelques habiles hommes d'Italie qui fissent profession de rechercher l’Histoire particuliere du pays dans les Archifs et fondations de monasteres et pieces semblables », comme Florentini à Lucques, et Giulio del Pozzo à Vérone. Il aurait voulu voir-les manuscrits de Faleti « dont Pigna par apres a tiré son ouvrage et ajusté les choses à sa mode, supprimant les preuves ou ne les alleguant que d’une maniere peu satisfaisante. Si on avoit permission de voir ces choses, il y auroit moyen peut estre d’establir solidement ce de quoy on doute maintenant. » Lettre au même, 5 septembre 1688. Kiopp, p. #14-5. — Vers la même époque, il demandait «s’il n’y avoit en Italie, particulierement en Toscane et aux environs de Padoue quelque habile homme qui s’attache à expliquer l’histoire particuliere de ce pays par : les monumens et les diplomes » pour éclaircir ses doutes sur la généalogie d’Azon. Lettre citée plus haut, p. 75, n. 6.
. Kzopp, p. 415-7 (en partie cité plus haut, p-58; n- 4).
. Lettre de Floramonti (corr., fol. 9-10), 46 octobre 1688.
- Lettre à Grote, 10/20 janvier 1689. KLorp, t. V, p. 429.
. Leitre de Floramonti (corr., fol. 11-12), 25 décembre 1688. . Lettre du même (corr., fol. 13-14), 1er janvier 1689.
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cour de Hanovre d’avoir «abusé du temps» qu’il passait à Vienne (1) et craignait sans doute qu’on ne l’empêchât d'aller en Italie, se hâta de partir avant d’avoir obtenu Ja permission d’Ernest-Auguste (2), sous prétexte qu’il perdrait trop dé temps à attendre ses ordres (3) et qu'il devait « passer les Alpes avant que les neiges commencent à se fondre et à se ramollir (4) ». Il avait vivement désiré voir les mines de Hongrie, les plus fameuses de l'Europe, mais avait dû y renoncer à cause de sa santé (5): il se rattrapa sur celles de l'Autriche. Il passa par la Styrie et se détourna pour aller à Grætz (6), puis par la Carniole. où il alla visiter les célèbres mines de mercure d’Idria (7).
Il arriva le 16 mars 1689 à Venise, où il resta jusqu’au 30 (8). Comme cette ville possédait une partie du patrimoine des anciens marquis d’Este, il fit de nombreuses recherches sur son territoire, dans d’anciens manuscrits et dans différentes chroniques de Venise et de Padoue (9); c’est sans doute alors qu’il parcourut les livres et les papiers des religieuses de Saint-Zacharie à Venise, dont il fit «même quelques extraits(10)». Leibniz resta, d’ailleurs, dans cette ville plus lontemps qu’il n’avait espéré, attendant «inutilement», par suite d’une erreur d’adresse, que le duc de Modène l'eût autorisé à venir faire des recherches dans ses ar-
. Lettre à Grote, 20 /30 décembre 1688. KLorp, t. V, p. 426. . Lettre à Platen, janvier 1689. Ip., p. 427-8. - Lettre au même, 10/20 janvier 1689 et à Sophie du 13/23. Ip., p. 430 et Hs pr658:
. Lettre à M. de Busch (cf. Dœgner, p. 171 note), 26 janvier/5 février 1689. 1n., t. V, p. 433. Il y écrit : « Je partiray.. dans trois jours. » Il quitta donc Vienne vers le 8 février.
5. Lettres à Grote, s. d. (fin de 1688 et 20/30 décembre). Ip.,p. 425 et 426. Eckhart (Mure, t. VII, p. 159), dit à tort qu'il y alla.