‹ Lendemains d'unitéChapitre 30 sur 44 · Nitti, op. cit., p · texte numérisé non relu

Nitti, op. cit., p

mine la molle tiédeur de leur patriotisme ^ Mais les pauvres gens du Midi qui exposent à la fièvre jaune et aux autres épidémies du Brésil leur santé débilitée par les privations collaborent, à leur façon, à l'avènement de ces rêves grandioses. Même installés là-bas, même y trouvant à peu près de quoi vivre, ils demeurent fidèles à ce qu'ils appellent leur « italianité ». Lorsque, en 1888, le Gouvernement brésilien décida que tous les étrangers qui ne déclareraient point leur ferme propos de garder leur primitive nationalité seraient, sans aucune démarche de leur part, réputés citoyens du Brésil, 95 sur 100 des émigrés qui vivaient dans la province de Saint-Paul déclinèrent formellement cette naturalisation tacite^. « Le méridional qui émigré, écrivait le même publiciste, sait défendre et sait faire respecter son pays. Il devient le paladin de la patrie lointaine. Il

1. Mucola, UEuropa alla conquista delV America Latina, p. 399-400 (Venise, Ongania, 1894).

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