‹ Léo BurckartChapitre 101 sur 179 · ACTE II, SCÈNE XV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XV

comme il faut que je le voie , et que je ne puis entrer dans les salons avec ce costume... prévenez-le , Paulus, que j'attends ici, et que je serais reconnaissant qu'il voulût bien m'accorder quelques minutes , soit dans les jardins, soit dans son cabinet.

LE CHEVALIER

Nous avons eu des nouvelles de votre excellence ; elle a fait merveille au congrès, et je suis heureux d'être le premier à l'en féliciter.

LÉO

J'avais toujours dit que celui qui de nos jours ferait de la diplomatie franche et loyale, tromperait tous les autres. Ils ne peuvent se figurer que l'on pense ce que l'on dit, ni que Ton dise ce que l'on pense; et, tandis qu'ils cherchent le sens caché de paroles qui n'en ont pas , on arrive au but , comme la tortue de la fable , en allant droit son chemin. Et ici ?

LE CHEVALIER

Oh! ici il y a bien des choses. D'abord grande effervescence dans l'Université...

LÉO

Je sais.

LE CHEVALiER.

Mais en plus, conspiration établie, marchant à

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son but aussi , moins franchement que vous , monseigneur ; mais ayant cependant bien des chances d'y arriver , si , par un hasard. . .

LÉO

Est-ce que vous savez...

Je sais... c'est-à-dire je saurai quelque chose cette nuit. Donnez-moi seulement congé jusqu'à demain, monseigneur.

LÉO

Vous êtes libre : seulement, prévenez le prince.

LE CHEVALIER

Dirai-je un mot de votre retour à madame?

LÉO

Non, je vous prie : l'état avant tout, mon bonheur après; allez.

Le Chevalier sort.

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