‹ Léo BurckartChapitre 116 sur 179 · ACTE III, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE V

LE CHEVALIER

Monseigneur se rappelle que je lui ai demandé la permission...

LÉO

Eh bien I je vous l'ai donnée.

LE CHEVALIER

Que je lui ai montré un homme. . .

Je ne me souviens pas.

LE CHEVALIER

Eh bien!., cet homme... monseigneur... c'était un de mes amis.

LÉO

Un de vos amis?..

LE CHEVALIER

Oui, un frère des sociétés secrètes.

LÉO

Yous êtes de ces sociétés , monsieur ?

LE CHEVALIER

Je vous l'ai dit ^ je m'en suis fait recevoir. . . pendant que je travaillais au journal... et que nous faisions de l'opposition ensemble , monseigneur.

SU LÉO BURCKAKT.

LEO

Je croyais que vous y faisiez de îa science , et moi de la politique.

LE CHEVALIER

C'est cela... Et dans mes courses archéologiques j'allais visiter les vieux châteaux de l'Italie , de la Saxe, de la Souabe. Là , de temps en temps , nous trouvions dans les ruines une vingtaine d'amis amateurs comme moi d'antiquités.. . puis, par occasion, nous parlions de politique... de sorte que, comme je l'ai dit à votre excellence. . . je suis affilié à tout. . . Je suis carbonaro en Italie ; ici 9 membre de la jeune Allemagne.

LEO

De sorte...

LE CHEVALIER

De sorte qu'au moment où il allait partir pour Heidelberg , où il portait le plan de la conspiration, j'ai avisé une de mes anciennes connaissances ; il était un peu animé déjà par un certain nombre de coups del'étrier... Je l'ai décidé à venir à la cour. Le punch et le vin du prince l'ont achevé ! A cette heure il dort en prison , grâce à mes soins ; et dans les po- ( 'lies de l'habit qu'il a quitté chez moi , il y avait ce paquet...

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