‹ Léo BurckartChapitre 156 sur 179 · PLUSIEURS · texte numérisé non relu

PLUSIEURS

Oui! oui!

LE PRÉSIDENT

Poursuivez.

LÉO

Donc je défends le prince , et j'en ai le droit ! l'accusateur.

Alors , vous accusez le ministre. Deux noms sont au bas de cette ordonnance : Frédéric-Auguste et Léo Burckart.

LÉO

Je dis que les résolutions ont été acceptées par l'envoyé plénipotentiaire avant que le prince les connût.

l'accusateur.

Qui peut le savoir, si ce n'est un de leurs conseillers?

LE PRÉSIDENT

Frère, tu t'oublies ! nul de nous n'a le droit d'interroger celui qui parle sous le masque.

LÉO

Je dis que le ministre est le seul coupable; et, s'il y a crime à vos yeux, sur mon honneur, c'est lui qui Fa commis! c'est donc lui qui doit en répondre.

UN VOYANT

Frères , c'est aussi mon avis. Le prince a montré en plusieurs circonstances le cœur d'un véritable Allemand. Il n'y a eu que faiblesse dans sa conduite ; dans celle du ministre, il y a eu trahison.

LÉO

Trahison?

LE CHEVALIER, bas.

Prenez garde !

LÉO

Trahison!... Que vous a-t-il promis?... A-t-il été des vôtres? a-t-il juré votre fédération, prêché votre république?... Lisez ses écrits, lisez ses livres... et posez ses actions d'aujourd'hui sur ses principes d'hier : les uns et les autres se répondront.

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