‹ Léo BurckartChapitre 159 sur 179 · ACTE IV, SCÈNE Vî. m · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE Vî. m

LE PRÉSIDENT

Les papiers confiés à Diego pour nos frères d'Heidelberg...

l'accusateur.

Diego serait-il un traître?

UN VOYANT

Diego peut être en prison , Diego peut être assassiné ; mais ce n'est pas un traître : je réponds de lui comme de moi.

LE CHEVALIER, bas.

Sur mon âme I ce sont les papiers eux-mêmes ! Où les avez-vous donc laissés , monseigneur?

LÉO

Dans mon cabinet, sur mon bureau... Je n'y comprends rien. . . il faut qu'il y ait magie !

Ou trahison.

LÉO

Ils étaient peut-être expédiés en double.

LE PRÉSIDENT

Et entre les mains de qui étaient ces papiers ?

FRANTZ

Entre les mains du ministre.

TOUS

Du ministre ? de Léo Burckart !

FRANTZ

Oui... ainsi, il sait nos noms, il connaît nos desseins.

LE CHEVALIER, bas.

Ce sont bien les mêmes.

l'accusateur.

Et comment sont-ils tombés entre les tiennes?

FRANTZ

Je ne puis le dire...

TOUS

Parle ! parle !

LE PRÉSIDENT

Le frère a le droit de refuser toute explication à cet égard ; d'ailleurs elles seraient inutiles. Les papiers étaient entre les mains du ministre , donc le ministre sait tout ; donc , nous sommes tous morts demain , s'il ne meurt cette nuit.

LE CHEVALIER, bas.

Entendez- vous?

TOUS

Oui , oui , qu'il meure !

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