‹ Léo BurckartChapitre 166 sur 179 · SCENE IL · texte numérisé non relu

SCENE IL

LÉO SEUL

Adieu , monsieur, adieu!... Voilà un homme qui ira loin. Et cependant il était arrivé à la moitié de sa vie sans avoir trouvé l'occasion de se mettre en lumière ; il ne lui fallait qu'un tourbillon qui l'attirât dans un système! un homme de passage, qui le fît briller en s' éteignant! . . il l'a trouvé. Qui peut prévoir son avenir? Moi, je n'ai plus tant de courage. Voilà un cercle accompli, et peut-être n'aurai-je pas la volonté d'en recommencer un autre. J'ai détourné sur moi l'orage qui menaçait le prince; j'ai changé la direction des poignards : comme l'aimant, j'ai attiré le fer! Le prince n'a rien à me demander de

plus, et je ne veux rien lui accorder davantage. J'abandonne tous mes rêves d'autrefois, et toutes mes entreprises d'hier; je suis las de marcher toujours entre des fous, des corrupteurs et des traîtres... Des traîtres jusque dans ma maison!... (// se levé.) Je me croyais sûr de mes gens , d'anciens serviteurs de ce bon professeur. . .

Il sonne.

SGÈNE III.

LÉO, UN DOMESTIQUE

LÉO

Personne n'est venu pendant mon absence?

LE DOMESTIQUE

Non, monseigneur.

LÉO

Vous n'avez vu aucun étranger?

LE DOMESTIQUE

Non } monseigneur.

LÉO

Vous n'avez point entendu de bruit ?

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