‹ Léo BurckartChapitre 50 sur 179 · ACTE I, SCENE IV. H · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IV. H

pas en moi ! ( Apercevant le chevalier. ) Vous étiez là?...

LE CHEVALIER

Depuis l'entrée de ces jeunes gens , monsieur.

LÉO

Ils sont donc toujours fous , nos bons étudiants ?

Vous savez ce qui s'est passé?

LÉO

Oui; l'hôte m'a tout raconté. La ville est en mouvement pu r une ridicule équipée, pour rien. Et ce n'est pas une chose commode , voyez- vous , que de gouverner des enfants à qui l'on a dit un jour qu'ils étaient des héros , et de mettre en pénitence des écoliers qui sont revenus de Paris avec autant de balafres faites par les sabres français que par les rapières dont il se servent dans leurs duels. Mais ce n'est pas l'occasion d'exercer le mandat que le prince m'a confié. IL faut bien leur passer quelque chose , et tolérer leurs privilèges, pour qu'ils respectent les nôtres.

LE CHEVALIER

Vous ne savez pas tout.

LÉO

Quoi donc?

118 LEO RURCKART.

LE CHEVALIER

Sous ce tumulte d'écoliers , il y a des hommes qui agissent. Les sociétés secrètes travaillent ici comme partout. Les Negros en Espagne, les Carbonari en Italie , ici les membres de la Jeune Allemagne et de T Union de Vertu.

LÉO

Vous avez appris...

LE CHEVALIER

J'ai rencontré là jusqu'à des affiliés du Nouveau- Monde.

Vous en êtes donc , vous, de ces sociétés?

LE CHEVALIER

Ne vous souvenez-vous pas que je faisais partie d'une rédaction de journal dont les idées étaient assez avancées... sous le précédent gouvernement?

LÉO, indifféremment.

Ah!... c'est bien.

L'HOTE , entrant

Un roulement de voiture ! encore des voyageurs , grands dieux I et être obligé de les renvoyer. ( A son garçon. ) Il n'y a pas de paquets à descendre , va. . ,

Le surveillant de la barrière la baisse sur le cbernin„

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