‹ Léo BurckartChapitre 57 sur 179 · ACTE 1, SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE VIL

FRANTZ

Eh bien 1 ne vois-tu pas que son mari s'en va , que cette femme est seule , que tout à l'heure la maison sera pleine d'étudiants.

FLAMING

On entend déjà d'ici le chœur des Cavaliers, qu'ils chantent à pleines voix. Nous avons peu d'avance sur eux.

C'est vrai. Comment se fait-il que son mari l'ait quittée , et qu'elle demeure seule ici ?

FLAMING

Ya lui rendre visite.

FRANTZ

Je n'ose. Flaming... ne trouves-tu pas ce tapage d'écoliers bien ridicule ?

FLAMING

Frantz! ne trouves-tu pas cette démarche d'amoureux bien insensée?. . .

FRANTZ , écoutant.

Eh! je ne suis pas amoureux! Les voilà qui approchent. Si c'est comme cela qu'on étudie à l'université! . Depuis huit jours que je suis arrivé après un long voyage pour reprendre mon cours

de théologie, je n'ai pas pu attraper une seule leçon : tantôt ce sont des réunions politiques, tantôt des rixes dans la rue avec les bourgeois , tantôt des orgies... FJaming!

FLAMING

Eh bien?

FRANTZ

Les voici qui descendent.

Les dames passent dans le fond.

FLAMING

Tais-toi !

PAULUS , en descendant , offre la main aux dames.

Mesdames...

DIANA

Merci , monsieur , ma voiture est là , près de la barrière.

FRANTZ

Où vont- elles ?

FLAMING

Demande aux domestiques avant que la voiture soit partie. (Frantz va dans le fond.) Ah ! quelle patience! Etre l'ami d'un amoureux, c'est conduire un enfant à la lisière. . . Si on lâche, l'enfant se casse le nez; et l'homme 1... Oh! l'homme souvent se casse la tête!

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