SCÈNE X
FRANTZ, seul.
Enfin , je l'ai vue ! j'ai tout avoué. . . j'ai tout dit ! elle m'a entendu sans colère... Oh ! il y a bien près de son silence à un aveu... Comment ai-je trouvé dans mon âme cette hardiesse inespérée, dont je m'étonne encore? qui m'a inspiré cette résolution soudaine? à moi si timide jusque-là... qui sait? les sons de la musique, l'enivrement de la fête?... ah! elle avait tout deviné, tout compris!... elle suivait les progrès de cet amour qui s'amassait dans mon cœur , et elle y répondait peut-être avant même qu'il n'eût éclaté. Oh ! qui saura jamais le secret de tous ces cœurs de jeunes filles , qui ne peuvent répondre qu'à l'amour qui leur est offert , et qui ont