SCÈNE XI
FKANTZ, WALDECK.
WALDECK, s'approohant.
Pardonnez-moi, monsieur, d'avoir surpris vos dernières paroles... Vous parliez d'ennemis , et je saisis cette occasion de vous dire que j'espère ne plus être compté parmi les vôtres.
FRANTZ
Il est inutile de réveiller ce souvenir.
Veuillez ni'accorder un instant. Quand les épées de deux hommes d'honneur se sont une fois rencontrées , il y a entre eux dans l'avenir plus de chances pour l'amitié que pour la haine.
FRANTZ
Je n'ai nul motif de haine contre vous, monsieur, je vous ai adressé une provocation , vous m'a • vez rendu une blessure , nous sommes quittes.
WALDECK
Oh î nous ne pouvons plus être indifférents l'un à l'autre. A compter de cette heure, nous devenons compagnons de danger, frères d'opinion. Dès aujourd'hui, j'appartiens comme vous à la Jeune Allemagne. Demain je ne serai plus un instrument de la tyrannie, mais un citoyen de la patrie régénérée. Depuis longtemps c'était mon espoir, et je rêvais en secret la liberté de l'Allemagne.
FllAINTZ.
Et vous gardiez ce secret-là avec une discrétion que je vous recommande encore !