ACTE ï, SCÈNE ÎX. a
dit-elle , il m'est défendu de vous le confier. . — Et par qui ?... Pour quel motif?... — Je l'ignore moi-même ; je ne puis le dire. » IL y avait là dessous un mystère qui me déplaisait. « "Prenez garde , lui dis-je ; car, si, par votre faute , vous privez ce pauvre enfant de l'état et du sort heureux que je lui destine , c'est vous que l'on accusera. » Alors cette brave femme... tremblante... incertaine... « Tenez , monsieur , portez au seigneur alcade , » cette lettre que je viens de recevoir ; ne la mon- » trez qu'à lui , et demandez son avis. » Je l'ai prise ; je l'apporte , et la voici. ( à Crespo ) Voyez plus tôt.
( La lui lisant. )
« Yous garderez chez vous et ne remettrez à » personne le dépôt qui vous est confié ; ! bientôt » vous aurez de mes nouvelles. Brûlez cette letti e » comme toutes les autres. »
(donnant la irtîre à Crespo.)
Toujours le même mystère !
CRESPO , tenant la lettre et la regardant.
Ah , mon Dieu î quelle écriture !... celle de c@ matin !...
FERNAND, vivement.
Eh bien!... est-ce que vous sériez au fait ?
CBESPO.
Non... non... je croyais d'abord. ( à part ) C'est bien elle... quelle découverte !
FER]N"AN.D
C'est égal! Si vous savez quelque^ chose... nous devons partager la nouvelle , et vous devez tout me dire... parce que moi , je suis la discrétion même...c'estconnu... Ah, mon Dieu! déjà midi ! et ma future qui va arriver!., je cours à sa rencontre. ( à Crespo ) N'oubliez pas le programme de la
a« ^ LÉOCADIE.
féte... je vous ai nommé pour aujourd'hui mon intendant des menus plaisirs... et si on ne s'amuse pas... vous êtes responsable... Philippe , viens-tu avec moi ? je vais te présenter à ma femme.
( Il sort en courant.) PHILIPPE , prêt à le suivre.
Oui ^ mon capitaine.