TOUS
Ah I quel plaisir î CHŒUR.
Tenez , jeunes fillettes , etc.
SANGHETTE, sortant de la mai«oa de Grespo. Me voilà... je suis prête...
Eh I bien., partons nous pour la iete..? PHILIPPE.
Non !..
SANCHETTE , étourdie.
Non !... et pourquoi ?
PHILIPPE , avec colère.
Pourquoi ?... pourquoi ?..
m'interrogez-pas... laissez-moi... laissez-moi. LÉOGADIE, sortant de la maison de Philippe. Eh! bien, partons-nous pour la fête?
PHILIPPE
Non !.
LÉOGADIE , étonnée.
Non., et pourquoi ?..
PHILIPPE , avec un mouvement de fureur. Pourquoi ?.. pourquoi ?
Mon frère...!
PHILIPPE, hors de lui.
Laissez-moi...
LÉOCADIE , à part.
Il me glace d'effroi !
/ PHILIPPE , à part.
' Plus d'avenir!., plus d'espérance!.
Ce jour détruit tout mon bonheur ; Eh ! comment garder le silence Quand l'enfer déchire mon cœur!
CRESPO , bas à Philippe.
A tous les yeux, avec prudence, Cache ton trouble et ta douleur , Et songe à garder le silence Pour sauver l'honneur de ta sœur.
LÉOCADIE, SANCHETTE, chœur.
Dans tous ses traits quelle souffrance f Dans ses regards quelle fureur î Je crains de rompre le silence
Et de connaître ( malheur, \ ( son )
SANCHETTE , désolée.
Je n'y tiens plus... c'est une horreur!
Que veut dire un pareil mystère ?
PHILIPPE
Qu'il n'est plus d'hymen entre nous.
SANCHETTE
Plus d'hymen !..
TOCS.
Plus d'hymen.
LÉOCADIE, courant k son frère Qu'entends-je... eh quoi ! mon frère.