SAP\ GUETTE
Et pour jamais !
Quel bonheur brille dans leurs traits.
PHILIPPE , à part.
C'en est donc fait, plus d'espérance!
Je n'en ai plus qu'en ma vengeance !..
SANCHETTE
Vous vous plaignez de leur bonheur!
PHILIPPE
Oui., oui., l'enfer est dans mon cœur !
SANCHETTE
Quels sentimens sont donc les vôtres ?
Monsieur, si nous ne pouvons pas Nous marier... faut-il , héla s !
Vouloir en empêcher les autres ?..
PHILIPPE, à part , sans l'écouter. C'est fini... je ne crais plus rien...
Oui... son trépas... ou le mien...
SANCHETTE , remontant le théâtre.
Entendez-vous , l'écho répète
Les sons de la musette.
Et ceux du violon..
Voyez d'ici sur le gazon, Se former les jeux et la danse ; Hélas ! sans moi., le bal commence !
(Elle pousse les trois grandes croisées du fond , et l'on aperçoit le tableau d'une fête de village : d'un côté, l'orchestre , les ménétriers et la danse ; de l'autre un jeu de bague et des tables où plusieurs villageois sont occupés à boire et portent la santé de Fernand.)
PHILIPPE, à part.
O fureur !. . . ô vengeance !. . »
Je punirai le ravisseur 1
Sa mort est la seule espérance
Qui puisse consoler mon cœur.