‹ LeocadieChapitre 57 sur 63 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

DON CARLOS, seul

ui , leur bonheur me donnera le courage de supporter la perte de Léocadie... et d'éloigner de mon cœur un autre tourment plus affreux encore.

( Assis près de. la table*, il ouvre plusieurs lettres.)

Le comte d'Aranza^.. la duchesse Delmontès. . des complimens de grands seigneurs.... rien ne presse. ( // owre un autre billet. ) Qu'ai-je vu ! juste ciel ! ( // regarde l'adresse. ) C'est bien pour lui... au capitaine Fernand d'Aveyro ! ( // lit à demi-voix. ) « Si vous n'êtes pas le plus lâche des « hommes, vous vous rendrez, dans une demice heure , à l'entrée du petit bois d'orangers , près « du rempart ; vous y trouverez un homme que « vous avez mortellement outragé... je n'ai d'autres « armes que mon sabre! Nous serons sans téc( moins... c'est vous dire assez que la mort de (f l'un de nous peut seule terminer le combat... a je vous attends !.. » ( // ferme le billet. ) Point de signature... Fernand aurait un ennemi mortel !... il ne m'en a jamais parlé... et ma sœur !... ma pauvre Améhe , qui n'existe... qui ne respire que pour son époux... et je remettrais ce billet !... Non , je m'en garderai bien ! {^Relisant le billet.^) Seuls... sans témoins... au miUeu de l'obscurité... Rien ne peut me trahir... je prendrai la place de Fernand... je m'y rendrai. Aussi bien , depuis le jour funeste que ces heux me rappellent , je n'ai pas eu un seul instant de repos. Mais le ciel est juste... je n'échapperai point au châtiment... car, je le sens , dans ce combat , c'est moi qui dois succomber... ,Te le disais, tont-à-rheure , cette maison me sera fatale...

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