LE COMTE, M« DE. LINIÈRES
(11 k fait ua silcuca de quelques «coudes.)
*- *>e lisières , apte dtguit*. Albert, me reconnaissez-vous?
LE COMTE, étonné. Albert!
M”' DE LINIÈRES , encore plus digne. M*
reconnaissez-voys, Albert de Mangerw ?
LE COMTE, effrayé. O ciel!... ut comment madame du Lioisrcs a-t-elle pu savoir?
M”' DS LINIÈRES, s'approchant de lui. A seize ans ou me nommait I sauve do Chavigny.
LB COMTB, au comble de lu surprise.
Isaure.'.. vous!..
M"' DE L1MÈBSB. Que vous avez lâchement abandonnée...
le comte. Vous sérié* Isaure !
V* DE linières. Et vers laquelle voua ne deviez revenir que pour consommer le malheur de sa vie.
LE COMTE, après l avoir regardée et reçon^ nue. Ah ! ce coup manquait à mou désespoir.
M”' de linières. Dieu vous garde un supplice encore plus grand , monsieur le comte.
le COMTR. A moi!
M»« DE LINIÈRES. Il vous a réservé la gloire d'èlre le bourreau de voire fils.
LE COMTB , bouleverse. Que voulez-vous dire ?. .
DE LINIÈRES , avec une grande dignité.
Monsieur le comte... Léou est né sept mois après votre fuite... et je suis sa mère. .
LE COMTE. Sa mère !.. vous!., ce jeune homme...
«“• de LISIÈRES. Est le fils d’Albert de Mongeron...
LE comte , attiré . Grand Dieu !..
M”* de LISIÈRES. Il me fut enlevé au moment de sa uaissance. La paysanne chez
laquelle on l’avait placé mourut elle
chargea une de ses parentes de ramener l’enfant à manière... la misérable aima mieux me le vendis... jo l’achetai, oui, monsieur le comte... j’achetai votre fils!.