‹ Léon SayChapitre 3 sur 83 · I .; , ■; x > yrwv v; 'M.. ;;ij;> .;i.; .- ^C^/.> :;ia>t»il · texte numérisé non relu

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dont les moines Tinvilaient quelquefois. Huguenot et ricaneur, il mangeait leur dîner, gagnait leur argent, se moquait d'eux et resta leur ami ; ce qui fait honneur à son caractère. » Son frère aîné, François, d'humeur plus grave et ne se sentant pas de goût pour les aCFaires, se fixa à Londres comme ministre du saint Évangile. « U laissa une jolie fortune, écrit J.-B. Say, qui devint la proie d'une gouvernante et de quelques entours, tellement que lorsque mon grand-père se rendit à Londres pour recueillir cet héritage de son frère, il ne recueillit que la mortification de voir clairement qu'il lui était échappé. »

Bien que résidant à Genève par la force des choses, la famille Say n'avait pas quitté la France sans esprit de retour. En attendant que ses affaires lui permissent d'y rentrer, Jean Say envoya son fils Jean- Etienne, né en 1739, à Lyon pour compléter son éducation et y apprendre le commerce. Il entra comme commis dans la maison de M. Castanet, né à Nîmes,

Baptiste Say a eu en 1818 la pensée d'écrire ses Mémoires. 11 avait alors cinquante et un ans. 11 a préparé un cahier de papier, a rempli 18 pages et s'est arrêté. 11 ne s'y est jamais remis; je ne sais pour quelle raison. D'autres soins l'auront occupé sans doute; il aura mieux aimé parler de la science à laquelle il avait consacré sa vie, que de faire son propre portrait. A cette époque, on n'avait pas encore le goût de s'analyser. Les Mémoires finissent au titre du chapitre II et l'autobiographie ne dépasse pas la vingtième année de l'auteur. » Ces quelques feuillets jaunis par le temps, je les ai portés à rAcadéroie des sciences morales et politiques, et je les ai communiqués à mes confrères. La lecture leur en a plu, à cause de la grâce et de la finesse du style. Les lecteurs du Journal des Débats y auront aussi peut-être de l'agrément, et je leur livre avec confiance les vieilles pages écrites par mon grand-père, dans la pensée qo'Us n'y trouveront rien qui ne fasse aimer celui dont j'ai'l'honneur de descendre et dont je porte le nom. »

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