‹ Léon XIIIChapitre 1 sur 45 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

au sens pictural du mot, vivifiée, anim galvani pour ainsi «lire par une àmo si juvénile, BÎ vibrante, si courbative i><>ur le bien, si oompréhensii misères morales, si pitoyable aux détresses physiqu

que lo regard étonné, semble une aube miraculeuse surmontant un déclin de jour.

> L'incomparable portrait de Chartran peut seul donner idée de cette acuité de vision. Mais encore est-il d'un éclat un peu bien somptueux; et toute la poudre qui flamboie derrière la soutane neigeuse metelle aux joues un reflet, aux prunelles une étincelle qui s'adoucissent dans la réalité.

» Pour rendre mon impressionne dirai que j'ai trouvé le Pape « plus blanc, » d'un rayonnement plus intime et plus émouvant, moins souverain, davantage apôtre, — presque aïeul !

> Une bonté attendrie, timide, semblerait-il, et tapie dans la moue des lèvres, se dénonce seulement dans le sourire. Et en même temps, le nez long, solide, révèle la volonté, une volonté inflexible, — qui sait attendre !

» Léon XIII ressemble aux modèles de Pérugin et a tous ces portraits de donateurs qu'on voit dans les tableaux de sainteté, sur les vitraux des antiques cathédrales, agenouillés, de profil, en leurs habits de laine, les doigts allongés et humblement rejoints, parmi les apothéoses, les nativités, le triomjhe des saints et la gloire de Dieu !

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L'audience fbt longue, paternelle, empreinte d'une ineffable condescendance de la part du Vicaire de Jëaua- Christ, de mon côté, do filial abandon et de vénération pieuse. Enhardi par les encouragements de l'auguste Pontife je lui dis comment , après le récent travail de Mgr de TSerclaës, il restait à écrire une œuvre plus modeste, s'inspirant des données si sûres et si complètes de réminent biographe de Sa Sainteté, dont le but serait précisément de vulgariser le dernier mot d u savant prélat belge sur Paction religieuse, politique et sociale du Pontificat de Léon XIII.

J'ajoutai qu'un grand Institut d'éducation en France

(1) Le peintre Chartran l'a très bien saisi et rendu avec un accent filial : « Sa haute stature, dit-il, la suprême distinction de toute sa personne, son masque à la fois énergique et bon, son front large et plein de noblesse, sa bouche aux lèvres spirituelles et fines, ses mains si parfaitement aristocratiques, sa voix harmonieuse et profonde, et surtout ses yeux pleins de jeunesse, de vie et de volonté, tout cet ensemble unique, enfin, contribue à faire de cette admirable figure le modèle le plus complètement intéressant qu'il puisse être donné à un artiste d'avoir jamais sous les yeux.... L'admiration profonde que j'avais déjà pour le Souverain Pontife, se changea, lorsque je fus admis dans sou intimité, en un véritable culte. Je fus pris en même temps par les yeux et par le cœur. »

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