CHAPITRE in i i M des im'. Il fait un sn-ninl pli iju'il jcell 6 la
quatrième case, H plie le bulletin >-u deu I beat
entièrement : le premier, le oom de l'électeui le deuxième, sa (i i 1 1.- que, en ouvrant le bulletin, on ne \<>it que
•m de l'élu. A l'extérieur, de Ites impi im<
les places où l'électe i il . emp< cbeul l'œil de rien defioer
de la céduU, On tire au wi l les icrutateui Le dernii dinal diacre Fait l'opération.
Les scrutateurs s'approchent de la table, prennent la l dont le couvercle rst percé d'une ourerture, l'ouTreot, font voir qu'elle esl vide, la remettent aux infirmiei
avant la séance, toutes les cédules ont été dépo or cette table, dans deux bassins d'argent.
Le cardinal-doyen vient le premier, prend un»4 cédule, ra l'écrire, la plier, la sceller. Les autres cardinaux procèdent de la sorte, selon l'ordre. Ensuite le cardinal-doyen, et après lui, tous les autres, prend la cédule, entre le pouce et l'index, et, la tenant élevée, la porte à l'autel, s'agenouille et prête le serment.
« Je prends à témoin le Christ-Seigneur nuj^fffe jue»>ra id jour, que j'élis celui qui me semble, devant Wen, devoir •Hiv élu, et que le même sentiment me guidera daVs Vpicemon. »
Il pose la cédule sur la patène d'un grand calice. De la patène, il la fait glisser dans le calice, salue la croix et retourne à sa place. Les infirmiers votent après le doyen, afin d'avoir le temps d'aller dans les cellules recueillir les votes des malades. Enfin, toutes les eédules étant déposées, recouvertes de la patène, le premier scrutateur les mêle, le troisième les compte et les transfère, une à une, dans un second calice. Si le nombre des eédules n'est pas identique au nombre des électeurs, les eédules sont brûlées et l'opération recommence. Si les deux chiffres correspondent, on fait le dépouillement.
Le premier scrutateur puise une cédule dans le calice y
LÉON Mil
l'ouvre de minière à ne voir que le n<>ni de l'élu. Il lit ce nom , passe la cédole au deuxième scrutateur, qui proclame, à haute voix, l'élu. Lei cardinaux, qui ont chacun -«mis les yeui une liste imprimée des membres du Sacré-Collège, font une marque à côté du nom désigné par le rot*
L'opération terminée, les cardinaux additionnent les voi ••t inscri?entle résultat sur une deuxième feuille de papier. Le dernier scrutateur prend alors les cédules, une à une, les Ira perce d'une aiguille au mol Eligo el les réunit par un fil de soie, dont il noue les deux bouts, puis il pose la liasse surune grande table.
Lorsqu'un oom a obtenu les deux tiers des voix plus nne, le premier scrutateur recompte les bulletins sou> deux autres; on les vérifie de nouveau, on s'assure, en un mot, de la validité.
L'élection par acckssion. — Lorsqu'aueun des cardinaux n'a réuni les deux tiers des suffrages, conformément à la bulle 15 de Grégoire XV, on passe à l'accession qui diffère peu du scrutin. Chaque cardinal, le doyen en tête, va prendre dans le second bassin, un des bulletins d'accession, en tout pareils à ceux décrits, sauf que les mots : Eligo in summun/ Pontiftcvm Reverendissimum D. meum D. Cardinale™ 9 sont remplacés par les mots : Accedo Reverendissimo Domino mco D. Cardinali, à la suite desquels l'électeur écrit le nom du cardinal duquel il accède. Remarquons qu'il ne peut accéder au cardinal pour lequel il a voté d'abord, ni à un cardinal qui n'aurait pas obtenu au premier tour au moins un suffrage, mais il lui est libre de n'accéder à personne, et, en ce cas, il
it : Accedo nemini.
Chaque électeur doit avoir soin de mettre au bulletin d'accession le même cachet, le même chiffre et devise qu'au bulletin de scrutin. Si les votes de l'accession, joints à ceux du scrutin donnent à un cardinal les deux tiers des voix, alors le premier scrutateur vérifie la validité des bulletins d'accession
CHAPITR1 ii(i i il
en 1 1 1 1 > . 1 1 . 1 1 1 1 ;i ri'iiv ilu scrutin Vil le IrOUVS | • i < 1 1 S t
il les monde ;ni «li-n x i* -lut- 1-1 liui i. -un- - ! 1 1 1 : * t • 1 1 1 , ijin , ;i|»i .s
avoir reconnu l'identité de cachai . d «m • lui
deux bulletin m enl encore que le « i»mi x im sont
pas les mêmes. Si le même nom était \u)\U' sui i' . bol letins, le vote sérail nul ; mai i c< tte condition est n mplii le scrutin esl validé, el le troisième icrntateoi proclani les
il- que porte l'empreinte du cachet, le chiffre, la devi enfin le nom de l'élu. Le tout esl cril ni une Feuille pi parée à cet effet. Les scrutateui «nptenl ensuite les voti et lorsque personne n'a obtenu par cotte réunion des \<»t d'accession aux votes do scrutin lea deux tiers des suffi on renvoie à la prochaine séance la reprise des opératioi Chaque séance comprend ainsi un vote au scrutin auquel succède un voie d'accession, si l<i scrutin n'a pas de résultat.
M ; u s si un cardinal ;i réuni les deux tiers des voix, le dernier cardinal diacre tire au sort les cardinaux diacres appel reviseurs (recognitores) et chargés de vérifier une dernière fois si les bulletins ont tous été convenablement indiqués, si les votes ont été comptés exactement, et s'il n'y a pas eu d'erreur. On ouvre les bulletins pour savoir si l'élu ne s'est pas donné sa propre voix, car, en ce cas, l'élection serait nulle, et si toutes ces vérifications ne laissent plus de doute, le cardinal qui a réuni les deux tiers des suffrages, est déclaré canoniquement élu. Après la revision, tous les bulletins sont brûl< quelque soit le résultat: mais quand il est définitif, la fumée ne s'échappe point par la cheminée ordinaire, et le peuple, ne la voyant pas sortir, s'écrie : Le Pape est nommé.
Demande de consentement. — En même temps, le dernier cardinal diacre sonne la cloche (il campandlo). A ce signe, le premier maître des cérémonies et le secrétaire du Sacré-Collège entrent dans la chapelle, et immédiatement le cardinal-doyen, le premier évéque, le premier prêtre, le premier diacre et le cardinal camerlingue s'avancent devant le cardinal élu. Assistés
du premier el d'un autre maître dea cérémonies, du sacriste el «lu secrétaire, le cardinal-doyen dil : Accepta mm
<l> u canonio factam in Summum Pont^
Le nom do Pape. — Aussitôt le consentement obtenu» tous les petits baldaquins s'abattent; celui du couteau Pape reste si'ui et les deui cardinaux, placés à ses côtés, irtenl a respect. Alors le cardinal-doyen le prie de faire connaître le nom qu'il veut prendre. Jusqu'en 1009, les Papes conservaient leur nom de baptême; mais le Pape, nommé cette année-là, s'appelait Pierre; il ne voulut pas porter le nom sacré donné par le Christ au Prince des Apôtres; il prit celui de Serge IV. Depuis, les Papes ont toujours pris un qoui nom, en montant au Saint Siège. On dresse de tout un acte authentique, en présence des cardinaux.
Première intronisation. — Dès que l'acte est dressé, le Pontife du, accompagné des deux premiers diacres, s'avance vers l'autel, s'agenouille, et, après une courte prière, va derrière ce même autel , où il revêt les habits pontificaux , préparés depuis le commencement du Conclave : les bas blancs, les souliers de velours rouge à croix blanche d'or, la soutane blanche, la ceinture et les glands d'or, le rochet de dentelles, la mosette rouge bordée d'hermine, la petite calotte blanche et l'étole rouge.
Revenu à l'autel, il donne sa première bénédiction au Sacré- Collège, puis prend place sur un riche fauteuil et reçoit la première adoration de ses frères les cardinaux. A genoux, ils baisent les pieds et la main du Vicaire de Jésus-Christ, qui, les relevant, leur donne le double baiser de paix.
Quelquefois, le Pontife profite de ce moment pour annoncer aux cardinaux les charges qu'il veut leur imposer.
Le cardinal-camerlingue passe au doigt du Pape l'anneau du Pêcheur, que Sa Sainteté confie ensuite au maître des cérémonies, chargé d'y faire graver le nouveau nom du successeur de saint Pierre.
CHAPITR] m i i ii
Plim I \M\lln\ M Nul \| \| Txn (.,•(,, •[, \;lU[, ;, |
rendu l'obéissance , le premiei cardinal diacre, précédé «lu maître de céi èmonie . poi tant i:i •- 1 * » » x p.ip.ii.', m* dm la porte qui communiqui le dehoi , rail démolir la i lo «jui en fermai! l'ouferture, et, d'une roii forte, annonce au peuple la création du oouyeau Pape par la formate i ânnuntio vobù gaudiutn magnum*, Papatn hal mum ac revertnditHmtm Dominum A . N. Epùcopum \ Tituli s v \ \ byterum S. H. E. cardinalem A . A . i
itomeit : \ .
Le peuple répond par des ci is de joie. Lee cloches det égli (ont monter aux cieux leurs chanta d'allé : on a ou?ert
lea portes du Conclave. Le nouveau Pontife admet alors au baisement <l<is pieds le majordome, le maréchal, etc., puis parents amis, les seigneurs romains, les membres du
corps diplomatique, les fidèles qui se précipitent pour I»; contempler.
Le cardinal-camerlingue présente les clefs des appartements du palais au Pape, qui peut en prendre possession immédiatement, mais qui le plus souvent, achève dans la cellule qu'il occupait au Conclave cette première journée de son Pontificat.
Après ces détails sur l'élection du Pape, nous donnions un résumé complet des règles ordinaires pour l'inauguration d'un nouveau Pontificat. Le voici. Nous croyons qu'on le retrouvera ici avec intérêt.
Après l'élection du Pape. — Lorsque l'élection canonique du nouveau Pontife a été officiellement constatée, le dernier cardinal-diacre sonne une clochette qui avertit le Secrétaire du Sacré-Collège, le sacriste et les maîtres des cérémonies d'entrer dans la chapelle. Ils se joignent aux chefs d'ordre et se rendent
omble auprèa de l'élu à qui le doyen pose cette <jii«>tion : lecepUu /" ekctionem <!• u canonia factam in Summum l h/icrni i s.m •■unM-ut*-i]p'iii olihMiu (j), tous les data des trônes des cardinaui s'abaissent et celai du nouveau Pape reste seul, tes deui cardinaui qui l'avoisinaienl s'éloignent avec respect. Alors le cardinal-doyen lui demande quel nom il veut prendre (3) et quand il l'a fait connaître, le premier maître des cérémonies, en qualité de notaire apostolique, le proclame à baute voii et en dresse à l'instant un acte authentique «ti présence des témoins susdits.
Dès que le consentement a été donné et l'acte dressé, les deux premiers cardinaux-diacres se placent de chaque côté de l'élu et le conduisent à l'autel où il s'agenouille; il passe ensuite derrière l'autel pour y revêtir les vêtements pontificaux. Les conclavistes le dépouillent de ses habits de cardinal et les maîtres des cérémonies lui mettent successivement ses nouveaux habillements. Trois vêlements de grandeur différente sont préparés par les soins du préfet des cérémonies, afin que l'élu en trouve toujours un à sa taille.
(l) Acceptez-vous l'élection qui a été faite, selon les règles canoniques, et tpà vous a désigné pour être Souverain Pontife?
2 Saint Pie Vj en 1566, montra sa vive répugnance à accepter par ces paroles : «Sa ni monasterio viventem sibi et Deo optime de setema sainte sperasse ; creatum opum et cardinaletn ccepisse timere ; élection pontificem pêne desesperare.n Clément X, en 1670, opposa inutilement ses 80 ans; Innocent XI refusa avec larmes; Clément XI, en 1700, ne céda que sur les instances de quatre théologiens, et Benoit XIII, en 1724, eut besoin, pour se décider, d'un ordre exprès du général des Dominicains.
(3) Le premier, qui prit un nom différent du sien comme pape, fut Jean XII, en 956, par respect pour la mémoire de son oncle Jean XI. Serge IV, qui s'appelait Pierre en 1009, chaDgea ce nom ob reverentiam apostoliciculminis, dit Baronius. Depuis lors, Adrien VI, en 15-2i, et Marcel II, en 1555, ont été les seuls à garder leur nom de baptène.
Actuellement les Papes prennent tantôt le nom du Pape qui les a créés, tantôt celui des saints pour qui ils avaient de la vénération, comme fit Pie VI à cause de saint Pie V ; ou encore le nom du Pape qui les prolégea (Pie IX, en mémoire de Pie VU), soit même un nom qui rappelle le lieu de leur extraction (Grégoire XVI avait été moine au couvent de Saint-Grégoire au Cœlius). Urbain V, en 12f;t, fut le premier à ajouter à la suite de son nom un numéro d'ordre qui le classait à la suite des Papes ayant déjà porté le même vocable : Urbanus papa quariut.
Les actes pontificaux sont toujours signés du nom officiel. Ainsi notre regretté Pontife signait : Piim papa norius; mais les rescrits portiient simplement l'initiale du nom de baptême I (loannes) au-dessous des mots : Fiai ut pabitur. Jean était le prénom de Pie IX.
CHAPITR1 m ni i
Lfl iinuwaii Pfip€ 68t CODdoit devanl r.nil'-l, "ii il ',i> .-.lit III un faUteillI <'|| vrluiii > iMii.'f « I I»m|. duré, |i|;n é ni |i<
le plus i levé, Le cardinaui vont i ta monie qu on nomme adoration, \ i Qouilléi devant lui« ils lai baisent le pied, puis la main, 61 le Pape leur donne en Dite le I le
paix. Le cardinal camerlingue lui met au doigt annulaire de la
main droite l'A au du Pêcheur, sur lequel on gravera le nom
du Pontife.
Pendant ce temps, les maçons démolissent la clôture de la
ande Fenêtre qui donne sur la place du palais, et le premier cardinal-diacre annonce au peuple la nomination du nouveau Pape « l).
Au signal donné, l<i canon du château Saint-Ange retentit; les tambours battent aux champs, le peuple acclame le nouveau Pontife, et le chef de la région où se trouve le pala qu'habitait le cardinal élu se dirige avec sa troupe ve palais, afin de le garder pour empêcher qu'il ne suit pillé par le peuple, suivant une ancienne coutume.
Adoration du Pape (2). — Le lendemain de l'élection, doit avoir lieu la seconde adoration. Arrivé dans la salle des parements, le Pape quitte Tétole et la mosette, puis revêt l'amict, l'aube, l<i cordon, le manteau blanc et la mitre de drap d'or. Il est conduit proeessionnellement à l'autel de la chapelle Sixtine, devant lequel il fait une courte prière, puis s'assied et admet tous les cardinaux au baisement du pied et de la main cachée sous lorfroi du manteau. Il leur donne ensuite un double baiser. Aussitôt la procession se met en marche. Elle est ouverte par un auditeur de rote, qui porte la croix papale; elle traverse la salle royale et descend l'escalier, pendant que
(1) Le premier qui prit le nom de Pape fut saint Sirice, en 385. Saint Léon le G-and, en 440, intitulait une de ses lettres Léo papa. Quelques évêques ayant aussi adopté ce titre, Grégoire VU, dans le Concile romain de 1076, le réserva expressément aux seuls evèques de Rome : « Ut papœ nomen unicum esset in universo christiano orbe, née Uceret alicui seipsum tel alium eo nomine appeilare. »
[%} Il est à peine nécessaire de faire remarquer que ce mot adoration n'indique nullement un culte de latrie, lequel n'appartient qu'à D.eu seul.
ni
hantn utent le motel /. magnus. L<- Pape
ite but la i douze palefreniers du palais.
A la porte de la basilique vaticane, il est reçu par le chapil tome de chœur. Alors les chantres entonnent le m Z)i h Petrus, et le Pape Fait son entrée solennelle dans la grande nef. Il descend de la wdia dorant la chapelle da Saint-
remenl pour \ adorei i genoux le Saint Sacrement expo Remonté sur la s rfta, ilest] tns le sanctuaire, oà ilfaitune
prière a son prie-Dieu, puis monte a l'autel ou il s'assied et
lit la troisième adoration des cardinaux, qui, comme avant, la cappa relefée et la queue traînante, vont baiser le pied t*t la main du Pontife, qui le- embrasse ensuite au visage. I) que le cardinal-doyen a fait son obédience, il entonne le ï> Deutn.
Cette hymne terminée, le doyen dit le Pater, les versets et les oraisons prescrites. Alors le Pape descend de l'autel, un cardinal-diacre lui enlève la mitre, et il donne la bénédiction solennelle par un triple signe de croix.
11 prie de nouveau au pied de l'autel, monte sur la seJia et s'arrête devant la chapelle à la Piétà, transformée pour la circonstance en salle des parements, où il reçoit les clefs de son appartement du Vatican des mains du cardinal-camerlingue, qui lui souhaite un long règne et lui olïre ses vœux.
Les cardinaux retournent à leur palais. Le soir même, ainsi que les deux jours suivants, la ville est illuminée, et des feux de joie sont allumés devant les édifices publics et les palais des princes et des cardinaux.
Le cardinal-vicaire fait chanter un Te Deum en action de places dans toutes les églises, sonner les cloches pendant une heure et réciter, à la messe, par tous les prêtres, pendant trois jours, la collecte Pro gratiarum action
Le nouveau Pontife ne tarde pas à signaler son avènement par d'abondantes aumônes et la répartition de dix mille écus d"or entre les conclavistes.
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temps, il se contente d'expédier h bi r anneau «lu Pêcheur. Il s'abstient icr par bulle,
ri si les circonstances l'y obligeaient, ou «in-' le courom Boit Irop différé, la bulle de plomb r.'1 porterait que les effl de saint Pierre <ii de saint Paul, qq da P
Brs. Le diplôme pontifical s irail alor I an moyen d •
cette Formule : Datum a n
prim \ l . Après le couronnent >uscriptioi
modifiée : Datum.., pontificat S), et I'ann6
compte, non à partir du jour de l'élection, mais du couronnement.
Le Pape désigne ordinairement an dimanche pour I
son couronnement. La veille, on prépare dans la cour du belvédère une estrade ornée de tentures, où Mgr l'aumé de Sa Sainteté distribue à chaque pauvre qui se présente un paul (50 centimes) par tête. Tette aumône se renouvelle chaqn i année à l'anniversaire du couronnement avec la même solennité. Le matin de la fête, le Pape quitte son appartement vers huit heures et se rend, en soutane blanche, rochet et mosette, à la salle de la faida (3) où il prend cet ornement. Précédé du prince assistant au trône, du sénat romain et de la prélature, il passe à la salle des parements, où se trouvent les cardinaux, vêtus de la soutane et de facappa rouges. Les deux cardinaux-diacres assistants l'aident à revêtir l'amict, le cordon, l'êtole de soie blanche, et le manteau fixé sur la poitrine à l'aide d'une agrafe
(1) Donné la première année depuis notre prise de possession de la charge apostolique.
iii Donné l'année... de notre pontificat.
(3) La falda est eu soie blanche et affecte la forme d'une jupe traînante, à tel point que le Pape, pour marcher librement, doit la faire relever et tenir par les prélats de la maison.
1 34 xiii
précieuse. Le sons-diacre apostolique, auditeur de rote, prend la croii papale el s'agenouille devant v S linteté. Quand le préfet des cérémonies a prononcé l'Extra, il se lève et aussitôt commence la procession qui trarerse les malles ducale et royale, et descend à la basilique raticane par l'escalier royal. Elle défile dans cet ordre : écuyera du Pape, procureurs généraui des Cidres religieux, camériers extra-muroê, fiscal «le Rome, commissaire de la Chambre apostolique, chapelains du commun portant les mitres précieuses et les tiares, chapelains secrets et «l'honneur, chantres pontificaux, abréviateurs du parc majeur, votants de la signature, clercs de la Chamhre, maître du sacré palais, auditeurs de Rote, deux chapelains secrets portant deux mitres, sous-diacre apostolique avec la croix papale, accompagné de sept acolytes portant sept chandeliers dorés; puis les cardinaux-diacres, prêtres et évêques, le sénateur et le gouverneur de Rome, deux cardinaux-diacres, tenant les bords du pluvial ou manteau, et enfin le Pape, escorté de deux protonotaires apostoliques qui soulèvent la falda et du prince assistant au trône qui tient la queue du manteau. La suite du cortège ne diffère pas de ce qui se pratique aux offices pontificaux.
Quand le Pape est arrivé à la salle ducale, coiffé de la mitre précieuse, il monte sur la sedia. Sur sa tête est élevé un dais en soie blanche brodée d'or, dont les hampes sont tenues par huit prélats référendaires de la signature. De chaque côté, deux camériers portent les éventails à plumes d'autruche et de paon. Arrivé sous le portique de Saint-Pierre, il descend de la sedia et va s'asseoir près de la porte sainte sur un trône surmonté d'un dais. Le cardinal-archiprètre de Saint-Pierre adresse un compliment au Pape et lui demande d'admettre au baisement du pied le chapitre et le clergé de la basilique, y compris son séminaire.
Cela fait, le Pape se rend à la chapelle du Saint-Sacrement. Dès qu'il a franchi le seuil de la porte de bronze, la fanfare de
CHAPITR] HUITIÈME
Birde noble m fait entendre ta de a da p irtique. \\ avoir idoré le Sainl Sacrement, il reprend la mitre, rem mr la tedia el est conduit à la chapelle de Sainl Gn L i
i i mi trône sur lequel le Pape mofcte el où commeo monie de l'obédience. lux cardinaux, il présente la main l'orfroi de son manteau ; les patrian h toevêque |uea
baisent son pied el son jenon : il ne présente que ion pied aui pénitenciers de Saint-Pierre, qui sont rétus de la chasuble blanche unie. L'obédience terminée, i<" sous-diacre apostolique fient arec la croii &e placer an pied du trône. Le Pape quitte la mitre, se lève el donne la bénédiction. Il entonne ensuite Tierce el s'habille comme aui pontificaux ordinaires. Puis il s'ayance du maître autel, à ces paroles da diacre : Procédamus in puer, auxquelles l«i chœur répond : //' rumine ChrUli. Amen, Il tient, comme insigne de sa dignité, la férule qu'il ne prend que dans quelques circonstances déterminées I ,
Le Pape est monté sur la sedia <it abrité par un dais que tiennent au-dessus de sa tête les référendaires. Il est précédé par un maître des cérémonies, portant un coussin de soie où sont des étoupes , et accompagné d'un clerc de la chapelle Clémentine. Ce clerc allume les étoupes qu'un second maître des cérémonies tient au bout d'un bâton argenté. Celui-ci s'agenouillant, chante, tourné vers le Pape : Sancte Pater, sic transit gloria mundi, ce qu'il répète deux autres fois avec la même cérémonie devant la statue de saint Pierre et en passant devant la chapelle des saints Processe et Martinien (2).
L'autel est paré comme aux jours où le Pape officie et la
(1) La férule du premier cardinal-diacre est un bâton couvert de velours rouge, long d'un mètre environ et garni de deux pommes d'argent aux extrémités, à l'une desquelles pend un double cordon de soie terminé par un gland. La férule actuelle date de 1747 •. sur un des pommeaux sont gravées les armes de Benoit XIV, et sur l'autre : Prior diaconorum cardinal ium. Cet insigne symbolise l'autorité.
(2) Lorsque l'on fit brûler des étoupes devant Sixte V, le jour de son couronnement, en lui disant : « C'est ainsi que passe la vanité du monde, » il dit d'un ton fier et majestueux : n La gloire de mon nom ne passera jamais, puisque je ne l'établirai qu'en rendant une très exacte justice. »
LÉON MM
messe je poursuit comme il es! «lu mi pontificaux, i la différence des cérémonies de l'imposition da palladium, de l'adoration et litani< .
Quand le Pape a reçu le manipule et récité les prières qui terminent la confession, il prend la mitri eoir
au milieu du sanctuaire sur la sedia. Les trois prem irdi- D.'inx éféques récitent sur lui trois oraisons spéciales. H d cend alors de la sedia, quitte la mitre <'t reçoit le {lallium des mains des deui cardinaux-diacres assistants, qui !«• fixent sur la chasuble avec des épingles ornées de pierres précieuses. Le premier diacre dit en même tem]
\ccipe pallium saDCtum, plenitudinem pontificalia <>nicii. ad bonorem omnipotentis Dei <'t gloriosissimae virginis Mariae, ejus matris, bcatorum apostolorum Pétri et Pauli. et sancUe Romaure Ecclesiœ 1 1).
Le Pape ayant reçu le pallium, se dirige sans la mitre vers le maître-autel, qu'il baise au milieu, ainsi que le livre des Kvangiles et fait l'encensement de l'autel à la mani'iv u>itée. 11 reprend la mitre, est encensé de trois coups par le cardinaldiacre de l'Évangile, à qui il donne un double baiser ainsi qu'aux cardinaux-diacres assistants. Le cardinal-diacre, reste au coin de l'Épître, tandis que le Pape après avoir salué la croix de l'autel, se rend à son trône pour y recevoir la dernière adoration.
Tous les cardinaux, la mitre en main, viennent baiser le pied et la main du Pontife qui les embrasse.
Les patriarches, les archevêques et autres dignitaires baisent le pied seulement.
L'adoration terminée, le Pape quitte la mitre, récite debout Y Introït, puis le Kyrie, auquel répondent les cardinaux
(1) Recevez le saint pallium, plénitude de la charge pontificale, à l'honneur du Dieu tout-puissant, et de la très glorieuse Vierge Mar;e, sa mère, des saints apôtres Pierre et Paul et de la sainte Église romaine.