‹ Léon XIIIChapitre 30 sur 45 · CHAPITRE m i i · texte numérisé non relu

CHAPITRE m i i

Le second cardinal dia< re ftte la mit™ au l*.i j ••• . «-t le i»n n,it.i, .1 qui est résertée la fareur de couronner, lui mal la tiare mr la tôle el dil

\ i ipe ii. ii. mu tribu ornatam . el

principum el regura, rectorem orbii in terra, ricarium i Jesu Chi ■■ lonor el gloi i

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Après le couronnement, deux évêquea mouillent de?ant le Pape, l'un tenanl le litre, l'autre la bougie. Le Pontife répond alors, en restant assis, les trois oraisons de l'absolulion, auxquelles la chapelle répond à l'unisson el que suit la bénédiction solennelle :

Sancti Apostoli Petrus et Paulus de quorum potestate el au< ritate confidimus, ipsi intercédant pro nobis ad Dominum. Amen. — Precibus el meritis B. Maris seniper Virginis, B. Michaelis archangeli, B. Joannis Baptiste, et s. s. \postolorum Pétri el Pauli, et omnium Sanctorum misereatur vestri omnipotens Deus, el dimi omnibus peccatis vestris, perducat vos Jésus Christua ad vitam Beternam. Amen.

[ndulgentiam, absolutionem et remissionem omnium peccatorum vestrorum, spatium verae fructuosae pœnitentiae, cor semper pœnitens et emendationem vit», gratiam et consolationem Sancti Spiritus, et finalem perseverantiam in bonis operibus, tribuat vobis omnipotens

Terre entière, réjouis-toi dans le Seigneur.

r/. Servez le Seigueur dans là joie.

Seigneur, exaucez ma prière.

fc. Que mon cri aille à vous.

Que le Stigneur soit avec vous.

$. Et i\ec votre esprit.

Oraison. Dieu tout-puissant, dignité du sacerdoce et auteur de toute royauté, accordez à votre serviteur >'., notre Pontife, la grâce de gouverner fructueusement votre Eglise, afin que, maintenant qu'il a été constitue et couronné par votre clémence, toute3 choses soient gouvernées selon la droiture par votre providence salutaire.

Cette admirable supplication et les litanies pourraient devenir une prière pour tous les fidèles en faveur du nouveau Pape. C'est pourquoi nous les avons traduites avec empressement à leur intention.

(') Recevez la tiare, ornée de trois couronnes, et sachez que vous êtes le père des princes ei des rois, le guide sur la terre de l'univers entier, le vicaire de notre Sauveur Jésus-Christ, à qui honneur et gloire dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il :

Il'» LÉON X Hl

••i misericors Dominus. Amen. Et benedictio D i omnipotentis Patris, el Filii, et Spirit dat >ni - et mai

Bemper. Amen i .

Le Pape, pour bénir, se lève, --t tend les bi iel,

puis f;iit un triple signe '1'" croîs sur l'as •• piensen

Qonillée dans la ?aste pla<

Les cardinaux-diacres assistants disent, en latin e( en italien, la Formule par laquelle le nouveau Pape accorde l'indul- :e plénière aux assistants. Le papier imprimé qui contient In formule est j«'!é aux fidèles.

Dès que la chapelle a répondu Amen :'i la bénédiction papale,

cloches de la ville se font entendre, «'t l'on tir»' une salve :mi château Saint-Ange.

Le Pape, avant de se retirer, donne une dernière bénédiction en silence, et rentre dans la salle des parements, où il quitte les vêtements sacrés et se revêt de ses habits ordinaires. Là il reçoit, par l'organe du cardinal-doyen, les compliments et les souhaits ad multos <(ini<>$ du Sacré-Coll<

Sa Sainteté y répond par quelques mots gracieux et, précédée d.- ses camériers, va dans ses appartements.

Le soir du couronnement et le lendemain, la ville entière es! illuminée, ainsi que la façade et la coupole de Saint-Pierre. Les palais des cardinaux, des princes, des ambassadeurs, se distinguent par des feux de joie et des torches de cire placées aux fenêtres. Le second jour, on tire au Pincio ou au château S;iint-Ange un feu d'artifice, dont les frais sont payés par la municipalité romaine.

(1) Que les saints apôtres Pierre et Paul, en la puissance et l'autorité desquels nous nous coûtions, intercèdent pour bous auprès du Seigneur. Par les prières et les mérites de la Bienheureuse Vierge Marie, -lu Bienheureux Michel Archange, du Bienheureui Jean- Baptiste et des saints apôtres Pierre et Paul, que le Dieu tout-puissant vous fasse miséricorde, et que, tous vos péchés étant pardonnes, Jésus-Christ vous conduise à la vie éternelle. Que le Dieu tout-puissant et miséricordieux vous accorde l'indulgence et la rémission de tous vos péchés, le temps de faire une vraie et fructueuse pénitence, un cœur toujours repentant et l'amendement de la vie, la grâce et la consolation du Saint- Esprit, ainsi que la persévérance finale dans les bonnes œuvres. Amen. Et que la bénédiction du Dieu tout-puissant, Père, Fils et Saint-Esprit descende sur vous et y demeure toujours !

CHAPITRI il l' i i 1 1 I 1 I

Chaque année, l'anniversaire dn couronnées a démon Irali I nne distribution d

mônesqui est faite dans la cour du Vatican pai l'aumônier de

Sainteté qui remel .1 chacun de ceui qui ainsi que nous l'avons 'lit plus haut, un paul en t, d'une

râleur «l'un peu plus de cinquante centimi

Voici les règles ordinaires, voici maintenant comment choses se passaient.

Nous en empruntons le récit aui télégrammes el letti que notre travail de 1878 inscrivait, au Fur <*t à mesure de leur arrivée à Marseille où nous indiquions alors l< : mo nies religieuses du diocèsi

On nous télégraphiait de Rome les 20 el 21 féfrier :

* J'arrive du télégraphe ou il m'a fallu attendre longtemps mon tour pour passer ma dépêche. Vous est-elle arriva temps.' N'accusez pas du moins ma bonne volonté.

•> Ce soir je ne suis plus en mesure de vous écrire par le courrier, mais je ferai partir cette lettre par le départ de demain, après avoir ajouté tout ce que j'aurais pu recueillir d'intéressant pour la pieuse curiosité des lecteurs de notre chère Semaine.

*> Voici, en attendant, tout ce que je crois pouvoir vous donner de plus certain, parmi toutes les versions qui circulent, et que j'ai vu plus d'un correspondant télégraphier tantôt, à son journal, sans trop s'inquiéter des contradictions qu'elles présentent entr'elles.

» Le cardinal Pecci a été élu au troisième tour de scrutin. Le premier eut lieu mardi matin et ne donna pas de résultat, bien que. dit-on, l'élu eût déjà obtenu dix- sept voix.

» Dans la soirée, le scrutin amena trente-quatre fois le nom

du cardinal, mais sans donner encore de résultai complet, puisque l'élection demandait, pour être ralide, les deui tiers des voix. Ce matin, mercredi 20 févriei 1878 late désormais inscrite aux fastes de la sainte Église , le cardinal Joachim i a été trouvé inscrit sur quarante-quatre bulletins, et le Conclave, debout, a acclamé réminent successeur de Pie IX, Le cardinal, profondément touché, s'est jeté et a

prié longtemps avant d'accepter l'élection, selon les - du cérémonial du Conclave. U a déclaré prendre le nom uV Léon XIII, dont la mansuétude «-t la prudence son! restées proverbiales a Rome, tandis que l'élu, accompagné da cardinal Franchi, qu'il avait Invité a le suivre, est allé revêtir les habits de sa nouvelle dignité. Quand il a reparu, vêtu de blanc, le saisissement de l'assemblée a été Indescriptible. Tuus les vénérables Pères, qui venaient de donner à l'Église son chef, sont prosternés à ses pieds, et ont vénéré dans sa personne auguste, le Vicaire de Jésus-Christ, à qui les clefs venaient d'être remises et qui héritait des promesses immortelles faites à Pierre jusqu'à la fin des temps.

» Tandis qu'il était aux pieds du Pontife, nohv pieux cardinal (iuibert a recommandé Paris et la Fiance aux preinifres bénédictions du Saint-Père. Léon XIII a exprimé chaleureusement sa tendresse pour la France, dont il connaît et apprécie, a-t-il dit, le grand cœur, si dévoué à l'Église.

» Cependant la loggia s'ouvrait et le cardinal Caterini, premier cardinal-diacre, précédé de la croix, se présentait dans cette grande loge qui s'ouvre sur la place Saint-Pierre et prononçait d'une voix que l'émotion faisait trembler la solennelle

annonce :

» Annuntio vobis grandium magnum. Habemus Ponti-

ficcm .

» La foule accourait de tous les points de la Ville éternelle, elle encombrait l'immense place, et, à quatre heures, trente mille personnes attendaient l'apparition de l'Élu.

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m le poi le de la basilique l'ouvraient touti et la Foule 86 précipitait, \ quatre heure . I Mil ippa-

l i la loge intérieure pi avoii aiimdii ;i .-..■

temps que le silène iblft, il a élevé lei bi b aa ciel, et d'une vo in vraiment belle, leâaiol Pérea poui la prena béni le peuple.

»> KprèsYAmetii les acclamations ont redoublé devant o imposante Qgure, qui inspire la confiance tant elle est empreinte de bonté Ferme et de sainteté.

» Les cloches sonnaient Si toute volée! Le Pape l ra, suivi des cardinaux, émus de cette ovation faite i leur élu. Leurs Éminences <>nt couché au Vatican pour] tenir, sous la présidence du Souverain Pontife, une Congrégation où seront traitées de graves questions.

» Voilà donc an successeur à Pie IX!... Que sera P rotificatj où l'intervention de Dieu est déjà si visible, rien qu'à la prompte solution «lu Conclave.

» J'ai vu que nous avez donné la prophétie de Malachie i \o> lecteurs. Sans attacher plus d'importance qu'il ne faut à

- centuries, on peut remarquer que la famille Pecci porte, dans ses armes, une étoile dans l'azur, lumen in cœlo. On m'a montré une autre prédiction, imprimée en 1703, où on lit : Cum in sede sancti Pétri sedebit Stella coruscans cujus splendor universam Ecclesiam irradiabit. Lorsque sur le trône de Saint- Pierre, il y aura l'étoile étincelante, dont l'éclat illuminera toute l'Église.

» Quoi qu'il en soit de ces prophéties, l'étoile des Pecci est d'après les armoriaux de Sienne, l'indice d'une famille qui compte, parmi ses membres, des personnages remarquables par leur sainteté, leurs services éminents, etc. Le nouveau Pape rendra l'étoile de sa famille étincelante. Puisse-t-elle éclairer la nuit où l'erreur et l'iniquité ont plongé le monde !

» Au moment de fermer ma lettre, on m'assure que le

cardinal Guiberl part Immédiatement pour Fréjus, où Êminence do ir le noa?el éféque de Ni

Je n'ai plus le temps de recueillir aujourd'hui d'auti nouTelle e authentiques pour pouvoir tous être transmi par ce courrier. J<* ne manquerai pas de rous écrire encore demain ou après demain, car j»1 me Fais on rentable plaisir de ?ous obliger. »

La prophétie de l'élection des Papes. — <)n désigne sous I»' nom de prophétie de saint Malachie, à laquelle mon correspondant Faisait allusion, une collection d'une centaine d'énigmes qui rappellent les anciens oracles des Sibylles. Bizarres dons leur forme, étranges dan- leur indicatif énigmes remontent à une très haute antiquité. On ne peut donner aucune preuve de l'authenticité de cette prophétie, et il est impossible de savoir pourquoi elle a été attribuée i saint Malachie. C'est le bénédictin Arnold Vion qui la publia pour la première fois en 1595 sans en indiquer la source. Elle était conservée sans doute dans les monastères, 'rapportée on ne sait d'où par quelque moine l'ayant à son tour trouvée dans son couvent et l'apportant dans un autre, sans pouvoir indiquer ni son âge, ni son origine. Cette prophétie a conservé encore aujourd'hui quelque chose de cette destinée étrange : tout le monde en a entendu parler: très peu de personne l'ont lue.

Nous allons la transcrire ici comme une simple curiosité historique. Le livre que nous avons sous les yeux a été imprimé en 1708 et l'auteur affirme l'avoir copiée dans un vieux volume datant de la fin du xvie siècle, sans doute dans l'ouvrage d'Arnold Yion.

Le lecteur sera peut être surpris de la merveilleuse précision de certaines de ces énigmes. Nous le laissons libre de les apprécier. Notre rôle se borne à remettre en lumière une pièce bibliographique assez rare.

Nous nous contenterons de lui donner l'explication des

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