I . Divina proportione. Venise, i Ç09. Prima pars
3. On sait que les figures colossales du Quirioal furent attribuées, pendant le moyen âge et la Renaissance, à Phidias et k Praxitèle. Les diverses éditioas
Cavallo, à Rome {dair invidia di quelle di Fidia e di Prassitele in Monte Cavallo al tutto aliéna). Après ce que nous savons du projet de Léonard, cette comparaison devient lumineuse et doit être, suivant moi, prise au pied de la lettre. Partout et toujours la pensée des chevaux du Quirinal plane sur l'œuvre définitive du Vinci.
Le fac-similé de Gerli, la gravure décrite par Passavant, les esquisses de Windsor, le dessin de Munich, lé texte de Paul Jove, et la phrase de Luca Paciolo forment un ensemble de preuves dont rien ne parviendra a rompre le faisceau. Mais, je disais en commençant que je n'avais pas été assez heureux pour £aire, du premier coup, adopter universellement mon sentiment par l'opinion publique. Quoique j'aie eu la joie de voir ce sentiment partagé par l'érudition allemande ', je n'ose pas me flatter encore de l'espoir d'être immédiatement satisfait. Je ne puis oublier que Rio* et M. Perkins', sans avoir fait de dé-: monstration complète, il est vrai, ont échoué avant moi. Trop d'hommes distingués, parmi les historiens de l'art, ont déjà pris parti, sur la question, dans un sens opposé et leur opinion est répétée en chœur par un trop grand nombre de disciples. J'ai confiance, cependant, car je crois avoir semé la bonne doctrine.
des Mirabilia Romœ en font foi. (Voir sor de curieuses croyances populaires rédition ln-8* de la Bibliothèque nationale, cotée K * 1519, 3.) On retrouve une autre mention de ces figures dans le traité de Luca Paciolo, Divina proportione, Venise, i ^09, prinu pars, f» 34 verso. La pensée de comparer le colosse de François Sforza aux statues du Monte Cavallo s'imposait à presque tous les contemporains qui ont parlé de l'œuvre du Vinci. Conférez le sonnet publié par M. Gilbert© Govl : Intomo a un opuscolo rarissimo délia fine del secolo XV* intitolato Antiquarie prospettiche romane composte per prospettivo mi' lanese dipintore, Rome, 1876, p. 7 et 13.
I. NL Cari Brun, dans son récent travail sur Léonard de Vinci, p. 3i et 33, inséré dans la publication du D' R. Dohme « Kunst und kûnstier des Mittelalters und der neu^eit t (Leipzig, Seemann, 1879), a reproduit la gravure de la Ga\ette des Beaux- Arts exécutée d'après le dessin de Munich et s'est associé k mes conclusions.