SCÈNE IX
LÉONARD, puis TÊTE-NOIRE.
LÉONARD, joignant les mains du côté où est sorli Marcol. .
Ah I merci... merci ! car il m’a reconnu, je l’ai bien lu dans .ses yeux... Une seconde fois, je suis absous par son silence. Ah ! maintenant, je n’ai plus rien à craindre de personnel
TÉTE-NOIRE, paraissant à la porte du fond et à. part.
11 est seul... je m’en doutais... (Haut et s’avançant). Comment vas-tu ?
■ LÉONARD, interdit.
Mais, monsieur... vous vous trompez...
TÉTE-NOlRE.
Regarde-moi donc...
LÉONARD
Mais, non... je...
TÊTE-NOIRE
Tu oublies les vieux camarades...
LÉONARD, stupéfait.
Le Sanglier !...
TÊTE NOIRE
Moi-même... (Se carrant).
LÉONARD
Lui !... lui, ici!
TÉTE-NOIRE
Tu y es bien... toi !... et, en jolie passe, même... à ce qu’il paraît ; garçon de caisse chez un fort commerçant... Ah ça! dis donc, sommes-nous toujours associés!...
LÉONARD
Je ne vous comprends pas... Assez.'., je ne veux pitis vous connaître... je ne vous connais pas...
Je te vois venir... tu veux tout pour toi seul!
TABLKAU IV 75
LfiONARD.
Misérable !
TÉTE-NOlRE, bkM«.
Léonard... vous êtes vif!... Ah ça !... esl-ce que, là, vrainieut, tu te serais iniroduil dans la peau d’un honnête homme?...
LÉONARD
Oui... je suis honnête .. oui... cela t'étonne?...
TÉTE-NOIRE, soiipiraol.
Non...
LÉONARD
Va-l’en... va t’en donc... et ne reparais jamais devant moi, OU je te dénonce, je le livre...
TÉTE-NOIRE, baussaot les épaules.
Toi!...
LÉONARD, menaçant.
Sors donc...
TÉTB'NOIRE.
Toula l'heure... mon Dieu .. qu'est-ce qui nous pre.ssel... (S'approchant petit à petit de la caisse.) El dire... pourtant... que là... là... est notre fortune... à tous deux!
LÉONARD, s’élançant entre la caisse et Téte«Noire.
Infâme ! n’approche pas I .