PLUSIEURS ÉGOUTTIERS
Ah hé I l’homme. . .
TÊTE-NOIRE, s’approchant.
Voilà... voilà...
LARIDON, frap|iaiil sur t’épaule de Léon ird.
A quoique lu songes... toi... ho... Léonard !... "
TÊTE-NOIRE, à pari, voyant Léonard. -
Âhl... lui... la bas...
LARIÜUN.
Ote donc l’échelle..^.
LÉONARD
Oui. (Il enlève l’échelle du puisard, et la place à l'orihce du trou.)
' LES ÉGOUTTIERS, à Téte-Noire.
A moi I... un verre;., et plein...
TÊTE- NOIRE
Ne vous poussez donc pas, y en aura pour tout le monde...
yo
LEONAKt)
LARIDON
La Seine est à côté... n’y a qu'à se baisser...
SAINT-PHAR, tenant un verre de cofo.
O Bordeaux, Larose... vieux Moël... Lacryma-Christi, qu’êtes- vous devenus?
SCENIC VU
Les Mêmes, MARCOL, en mareliand des qiialre saisons, jtoussanl devant lui sa voilure.
MARCOL, d'une voix enrouée.
Des choux, des navets, des carottes... la crème de la légume!
LARIDON
Oh! du radis noir... mon faible...
TOUS LES ÉGOUTTIERS, allant entourer la petite voiture de Marcol.
Du radis noir!
» MARCOL. ' ,
L’ami de l'homme!
LARIDON
Combien les gros?...
MARCOL.
C'est pas vendu, les enfants... c’est donné... si^ liards !... Et ils piquent.., un vrai poivre!
LARIDON, choisissant, ainsi que les autres é;;outliers.
Si... ils piquent ! j’ m’y frotte.
MARCOL, à part, en examinant allenlivement les égquttiers.
Ces hommes sont tous des ouvriers... pas de figure suspecte !...
TÊTE-NOIRE, à part.
Larigolc tarde bien !
aiARCOL.
Un radis noir, marchand de coco...
TÊTE-NOIRE
Un verre de li-ane, marchand de légiunes...
TABLEAU V 9l