‹ Leonard Limosin, peintre de portraitsChapitre 178 sur 331 · HENRI II. H. 0,489 ; L. 0,415. - L. L. 1555. Q · texte numérisé non relu

HENRI II. H. 0,489 ; L. 0,415. - L. L. 1555. Q

(Grand plat ovale : le Festin des dieux.)

A. — Léonard Limosin. — Année 1555. — Plat du festin des Dieux.

(Voir la description au texte ci-dessous du Catalogue de la vente Fountaine.)

Inspiré des Noces de l'Amour et Psyché, gravées par le Maître au Dé et Jacques Androuet Ducerceau, d'après Raphaël.

Grand diamètre, 490 millimètres. — Petit diamètre, 420 millimètres.

Collection de M. le baron Alphonse de Rothschild.

Communication de M. Jules Mannheim, janvier 1897.

B. — p. 11. — Je m'empresse, pour en finir avec l'étude de la partie plus spécialement décorative de son œuvre, d'arriver à ce monument du genre, au grand plat ovale, représentant un Festin allégorique des Dieux, peint en 1555 pour le connétable Anne de Montmorency. (Voir la reproduction de ce plat en tète de ce livre.) Léonard Limosin a transporté sur son plat la composition de Raphaël, gravée par le Maître au Dé, et avec son aisance d'arrangeur, avec son audacieuse liberté qui fait fi des difficultés, et aussi des convenances, il a métamorphosé Jupiter en Henri II, qu'il accoste, sans plus de façons, de Catherine de Médicis, et de Diane de Poitiers, amoureusement serrée contre le roi. Tous les autres personnages offrent les traits des seigneurs de la cour des Valois, et l'on y reconnaît aisément le grand connétable, dont les armes, la couronne et le collier de l'ordre de Saint-Michel s'étalent au sommet pour garnir l'espace laissé vide par la composition. La traduction de la gravure est libre et l'artiste prouve, dans la modification des attitudes et des mouvements, que la servilité n'était pas son fait. Nous ne connaissons rien de plus gracieusement élégant que les jeux de petits enfants nus parmi des guirlandes de feuillages et de fruits qui garnissent le marly du plat. La vente de la collection Fountaine, en 1884, a été l'un des grands événements artistiques de ces dernières années. L'adjudication de ce plat y produisit une véritable sensation, lorsque le marteau du commissaire-priseur anglais s'abattit sur l'enchère de 183,750 francs.

Léonard Limosin et son œuvre, par Louis Bourdery. Limoges, Ducourtieux, 1895, in-8.

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