HENRI II ET DIANE DE POITIERS
N°il22 du catalogue de la collection Sauvageot, par M. A. Sau-
zay.
Notice des émaux du Louvre, par M. A. Darcel. 1883.
N. D. A. — Il existe une réplique assez semblable de celte pièce dans la collection de M. le baron G. de Rothschild. Un trouvera au n" 87 les documents relatifs à cet émail et nos observations concernant l'identification des deux sujets.
Si cet émail faisait réellement partie d'une suite des mois, avec le n° D. 361, Scène de Famille, comme JNI. Darcel serait tenté de le supposer ci-dessus, il recevrait implicitement la signature et la date LL. 1572, qui figurent sur le n° D, 361. On sait qu'habituellement une seule pièce par série porte la signature. Cependant le no D. 361 est bien inférieur, comme art, au n° D. 362.
B. — P. 47. — En 1547, Léonard Limosin peignait sur émail Henri II ayant en croupe Diane de Poitiers; il fit encore Claude de France, deuxième femme de François P"*.
Histoire du portrait en France, par Marquet de Vasselot. Paris, 1880, in-8. — Chapitre m. Bu portrait dans Vémaillerie.
C. — P. 91. — Voici, rue Grande-Pousse, la maison des Limosin.
C'est ici qu'avec son frère Martin, son aide et son compagnon, Léonard, le maître des maîtres, alimente sans repos son four.
Le roi des fleurs de lis (François P'") qui aime les bons opérants, a nommé Léonard son peintre, et lui octroyant le titre ambitionné de son valet de chambre, dont s'honorait Clément Marot, lui a conféré la noblesse de même qu'autrefois le roi Philippe III avait anobli l'orfèvre Raoul.
Selon l'heure, le* jour, l'année que nous pénétrerons dans l'officine, il nous sera donné de surprendre l'habile homme représentant le roi Henri II à cheval avec sa maîtresse en croupe. Il eût pu le représenter assis sur les genoux de Diane, une guinterne en main, s'il lui eût été donné de le contempler dans cette posture, ainsi qu'il advint au connétable et au comte d'Aumale.
Les vieux arts du feu, par Claudius Popelin. Paris, Lemerre, 1878, in-40.
D. — Le roi Henri II parlant pour la chasse ayant en croupe « M"""^ Diane de Saint-Vallier, duchesse de Valentinois », est une attribution plus maligne que certaine.
Chefs-d'œuvre des arts industriels, par Ph. Burty. Paris, 1866.