G. HENRI II ET DIANE DE POITIERS
est blanc; il se détache sur un fond d^ paysage animé par une chasse à courre; sur le devant, un chien blanc. Cette femme ne ressemble pas à Diane de Poitiers, et cependant il est probable que le peintre a voulu la représenter. Dans son autre émail (collection du Louvre, n° 362), la ressemblance n'est pas plus heureuse, mais le croissant marque positivement l'intention de l'artiste. Quoique M. le comte de Laborde penche à attribuer cet émail à un anonyme (voir la Notice des émaux du Louvre, p. 236), nous avons cru devoir nous ranger de l'opinion de la majorité des amateurs, qui le donne à Léonard Limosin.
Hauteur, 285 millimètres. — Largeur, 200 millimètres. Catalogue du musée Sauvageof, par A. Sauzay, 18Gi.
N. D. A. — L'émail du Louvre, no 362, de la Notice de M. de Laborde, dont il est question ici, est intitulé « un Concert » et attribué au même anonyme que la Chasse de la collection Sauvageot. Bien que M. de Laborde ait dit que Tar- •tiste avait eu l'intention d'y représenter Diane de Poitiers, à cause du croissant qu'il y a introduit, personne n'a songé à voir un portrait dans cette dernière pièce, et nous laissons de côté la mention ci-dessus.
G. — P. 236. — Anonyme du xvi*" siècle. — Cet artiste sans talent s'est attaché à représenter des personnages de la cour, comme s'il y exerçait lui-même une fonction. Il ne signe pas ses émaux, mais il est facile de reconnaître et de réunir ses ouvrages. Ils font un certain effet par leur clarté et leur dimension. A première vue, on pourrait les attribuer à Léonard Limosin.
Sous l'influence de l'école de Fontainebleau, il donne à ses figures l'élégance et les proportions sveltes qui caractérisent le style du Primalice. Son dessin est indécis et incorrect, une ignorance singulière des plus simples notions de la perspective lui permet, non de voir, mais de montrer en même temps le dessus de la tête et le dessous des fers d'un même cheval (1). Il applique cette ignorance à tout, aux proportions, aux édifices, aux distances. Le ton général de ses émaux, peints sur fond blanc, est clair; le bleu turquoise un peu verdàtre y domine.
Notice des émaux exposés au musée du Louvre, par M. de Laborde,
(1) Colleclion Sauvageot. — Henry II à clieval, et une dame de la cour assise en croupe, grand médaillon ovale. Le roi est coifl'é d'une toque couleur bleu clair, surmontée d'un panache de plumes; son costume est à l anlique; la femme qu'il tient en croupe a la coiffure du temps et une robe brune rehaussée d'or. Le cheval est blanc; il se détaclie sur un fond de paysage animé par une chasse à courre; sur le devant, un chien blanc. Hauteur, 285 millimètres. — Largeur, 200 millimètres. Cette femme ne ressemble pas à Diane de f'oitiers, et cependant il est probable que le peintre a voulu la représenter. Dans son autre émail (Musée du Louvre, n'* 362), la ressemblance n'est pas plus heureuse, mais le croissant marque positivement l'intention de l'artiste.