‹ Leonard Limosin, peintre de portraitsChapitre 237 sur 331 · II. 0,444; L. 0,323. — L. L · texte numérisé non relu

II. 0,444; L. 0,323. — L. L

A. — Léonard Limosin, année 1557. — Grand médaillon ovale polychrome. — Portrait de Jeanne d'Albret, reine de Navarre, 1531- 1572. — Sur la draperie verte, à droite, les initiales L. L. et la date 1557.

Identifié sur un dessin faisant partie des collections de la bibliothèque du Conservatoire des Arts-et-Métiers de Paris.

Elle est presque de face, le visage légèrement tourné vers l'épaule droite, en buste, cheveux châtains, coiffe et vêtements blancs et or avec bijoux, voile noir derrière la tête ; en bas, draperie verte ; fond bleu.

Grand diamètre, 450 millimètres. — Petit diamètre, 310 millimètres.

Cadre inspiré de celui du portrait de Montmorency du Louvre et ancien.

(Collection de M. le baron Alphonse de Rothschild.) Communication de M. Jules Mannheim, janvier 1897.

B. — P. 294. — Diverses expositions ont fait connaître un assez grand nombre de ces portraits (dus à Léonard Limosin) : ceux de Marguerite de Valois, reine de Navarre ; de Catherine de Médicis; de Marguerite de France, duchesse de Savoie ; de Catherine de Lorraine, duchesse de Montpensier ; des cardinaux de Lorraine; de François P'" et de Claude de France ; de Louis de Gonzague, duc de Nevers ; de Jacques Amyot; de Calvin ; de Luther, etc., etc. On n'a jamais encore, à notre connaissance, dressé une liste complète de ces portraits disséminés dans les collections publiques ou privées, œuvres fort précieuses au point de vue iconographique et dont un certain nombre sont d'une réelle beauté. Les prix que ces portraits

m. JEANNE D'ALBRET

atteignent aujourd'hui dans les ventes témoignent assez de l'admiration que professent pour eux les amateurs.

(Page 295.) — Quelques-uns ont pu être conservés à l'état isolé; mais beaucoup d'entre eux ont fait partie de séries iconographiques très nombreuses, destinées à la décoration de salles entières. C'est ce qui explique le nombre relativement considérable de ces pièces, dont beaucoup sont de mêmes dimensions; on avait une série de portraits peints en émail, comme on avait une série de portraits peints sur bois ou modelés en cire. L'émail, avec ses tons éclatants et perpétuellement frais, servait à souhait cette mode de la Renaissance.

L'Emaillerie. (Bibl. des Merveilles), par M. E. Molimer. 1891.

N. D. A. — La plupart des auteurs ont donné au personnage catalogué ici le nom de Marguerite de Valois. On verra ci-dessous, à Tarticle iconographiqvie, pourquoi nous adoptons de préférence Tappellation de Jeanne d'Albret.

C. — p. 76. — On voyait, en 1862, à l'exposition du Maseum Kensington, le portrait de Marguerite de Valois, reine de Navarre, sœur de François P'', signé des deux L et daté de 1557. Ces portraits de grande dimension sont ordinairement renfermés dans des cadres enrichis d'émaux. (Ce portrait appartient à M. H. Danby Seymour, il est compris au catalogue de cette exposition sous le n° 1707.)

Histoire des arts industriels au Moyen Age et à la Renaissance, par J. Labarte. 1866. — Emaillerie.

D. — P. 268. — Exposition des amateurs anglais au musée de Kensington.

Il faudrait tout décrire pour ne pas être injuste. Nous ne pouvons cependant passer sous silence les cinq grands portraits ovales appartenant à M. Danby Seymour, œuvres magistrales de Léonard Limousin : Catherine de Médicis, reine de France. — Elisabeth de France, reine d'Espagne. — Marguerite de Valois, sœur de François P'". — Amyot, évêque de Sens. — Charles, cardinal de Lorraine.

Chacun de ces portraits a de 44 à 46 centimètres de hauteur, et tous sont ornés du bel encadrement du temps, en forme de cartouche ' incrusté de plaques d'émail, semblable à celui du portrait du connétable de Montmorency du musée du Louvre.

Le Cabinet de 1 Amateur, par Eug. PiOT. 1861-1862. Paris, Didot, 1863,

Page 1