LUTHER. H. 0,070. — L. L
A. — Le beau style. — Le genre de travaux dans lequel Léonard Limousin surpassa tous les autres émailleurs, ce furent ses portraits, dont il exécuta une partie dès 1539; par exemple un portrait de Luther, exposé par M. Brett.
Trésors d'art à Manchester^ par J.-B. Waring. 1858. — Art du verre, par M. A.-W. Fbânks. — 7 Emaux peints de Limoges.
B. — P. 111. — Cette même année 1539, Léonard fit le portrait de Martin Luther.
Léonard Limosiii, émailleur, par Maurice Ardant. [Bull, de la Soc. arch. et uisl. du Limousin, t. YI, 2^ liv., 1856).
G. — P. 1B9. — En 1539, Léonard peignit le portrait de Martin Luther (1) qui était de bonne défaite à cette cour de France où les tendances se portaient avec ardeur vers la réforme. Hauteur, 70 millimètres environ.
Notice des émaux exposés au musée du Louvre, par M. de Laborde, 1852. Iconographie. — Nous ne connaissons pas de reproduction.
(1) Journal archéologique de Londres. On y lit, t. VII, p. 81, que M. Webb a présenté à l'Association un portrait de Martin Lutlier, par Léonard Limosin, signé L. L. 1339. J'ai vu chez M. Webb, mon collègue du jury de Londres, ce portrait, peint un peu durement sur fond bleu; il n'a pas une ressemblance bien décidée avec Luther.
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115. — MARGUERITE DE VALOIS, reine de Navarre. Diam. 0,092. Q
A. — N'^ 397. — Portrait de Marguerite, reine de Navarre, par Léonard Limosin — circulaire; 0,092 de diamètre. Cette femme célèbre est, à ce qu'il semble, représentée en costume de deuil, robe noire et chaperon noir, peut-être le costume de son veuvage, et par conséquent antérieurement à sa trente-cinquième année, quand elle se maria pour la seconde fois (1526). Il ne s'ensuit pas, néanmoins, que l'émail ait été exécuté à une date aussi ancienne; en fait, il ne peut guère être douteux qu'il fit partie d'une des séries exécutées par Léonard, vers 1556. La mode du costume, d'ailleurs, spécialement les manches, aux hautes épaules, indiquerait à peine une date aussi éloignée que 1526, même en supposant, comme c'est sans doute le cas, que l'émail fût copié d'après un portrait à l'huile plus ancien. Les traits bien connus de la noble dame laissent, cependant, quelques doutes sur son identité, et il semble difficile d'expliquer son costume lugubre à une époque de luxe extraordinaire dans le vêtement, si l'on admet une autre supposition que celle qui a été donnée ici.
Marguerite d'Orléans (de Valois), sœur de François P'', roi de France, était la fille aînée de Charles d'Orléans, comte d'Angoulême, et de Louise de Savoie ; née le 11 avril 1492 ; mariée le 9 octobre 1509 à Charles, duc d'Alençon ; et de nouveau le 24 janvier 1526 à Henri d'Albret, roi de Navarre; morte le 21 décembre 1549. Marguerite de Valois fut à tous égards une figure remarquable, populaire et frappante entre toutes celles du grand siècle de François P'', auquel elle resta fidèlement attachée; elle fut l'hauteur d'une collection de contes, écrits dans le goût romantique ou « galant » de l'époque, qui couronnèrent d'une large célébrité littéraire les charmes nombreux de sa personne et de ses manières.
La ce Biographie universelle » dit : <( Savante et polie, belle, douce et compatissante autant que spirituelle, elle fut tendrement chérie de François P'', qui l'appelait sa « Mignonne » et la « P^Iarguerite des marguerites ». Il lui confia plusieurs négociations impor-
Ho. MARGUERITE DE VALOIS
tantes, dans lesquelles elle ne se borna pas à des conseils judicieux. Elle était l'ornement de la cour de France, etc. »
Quand, après la bataille de Pavie, son frère fut emprisonné à Madrid par Charles V, elle y alla seule pour tâcher de lui reconquérir sa liberté. Son mariage avec le roi de Navarre fut un bienfait pour ce pays, oîi elle s'appliqua constamment à encourager l'agriculture, le commerce, et à lui procurer un bon gouvernement. (Gat. d'Hollingworth Magniac).
(Provient de la collection de Strawberry Ilill.)
Catalogue de la célèbre collection Magniac [Colworth Collection). Vente à Londres le 2 juillet 1892 et jj. ss.
N. D. A. — Adjugé à 3,168 fr. 75 à M. Goldschmidt de Francfort.
B. — N° 1699. — Portrait circulaire de Marguerite, reine de Navarre, sœur de François P'' ; elle est représentée en vêtement et coiffe noirs, tournée légèrement vers la gauche. (Collection de Strawberry Hill.) Diamètre 0,092.
Marguerite, la sœur favorite de François P'", naquit en 1492 ; elle se maria en 1509 avec Charles, duc d'Alençon, qui mourut en 1525, puis en second lieu avec Henri d'Albret, roi de Navarre ; elle mourut en 1549.
(Hollingworth Magniac, Esq.)
Catalogue of the spécial exhihition ofworks of art on loan at the South Kensington Muséum. Londres, juin 1862.
G. — P. 516. — Henri IV et la reine de Navarre, miniatures par Laudin. — TuUer, £ 21 = 525 francs.
Vente II. Walpole, 1842. — Cabinet de VAmateur. 1842.
N. D. A. — Ces deux portraits représentent, croyons-nous, Marguerite de Valois, sœur de François \", et son époux, Henri d'Albret (?). Voir n° 93. Quanta l'attribution à Laudin, voir ci-dessous, lettre D.
D. — P. 198. N° 33. — Deux beaux émaux de Limoges, par Laudin, miniatures représentant Henri, roi de Navarre, et sa femme, la reine Marguerite, l'auteur des Contes célèbres ; dans des cadres circulaires en ébène.
Catalogue des collections classiques de Strawberry Hill, réunies par Horace Walpole. Vente le 25 avril 1842 et les 23 jj. ss.