MÉLANCHTON
N. D. A. — Dans le catalogue do la collection Révoil, public par M. Courajod, c'est sous le n» 245 que se trouve inscrit ce portrait, et non sous le n" 282 indique par MM. Darcel et de Laborde. La collection Révoil fut acquise par Charles X, le 16 avril 1828, au prix de 80,000 francs.
M. de Laborde avait accepté, pour ce portrait, le nom de Calvin sous toutes réserves; M. Darcel a cru devoir y reconnaître Mélancliton. C'est sous ce dernier nom que nous inscrivons le personnage.
B. — N*^ D. 281. — Plaque rectangulaire. — Léonard Limosin. Vers 1550.
Hauteur, 228 millimètres, — Largeur, 178 millimètres.
Mélancliton? — Portrait en buste, cPun homme représenté de trois quarts à gauche, portant barbe et moustache, coiffé d'un bonnet plat à oreillères et vêtu d'une robe noire damassée de noir, par-dessous un surtout noir.
Emaux colorés sur préparation blanche. Visage réservé et redessiné au pinceau; modelé par un lavis de bistre saumoné par-dessus une préparation de hachures bleues dans les ombres, obtenues peut-être par enlevage. Cheveux et barbe dessinés au pinceau. Costume noir modelé par quelques rehauts gris : fond bleu sur couche blanche.
Revers incolore.
(Règne de Charles X. — Collection Révoil, n» 282, où ce portrait passait pour être celui de Calvin.)
N'^ 236 de la Notice des émaux, par M. le comte L. de Laborde, qui admet la même attribution avec un point d'interrogation. Ce portrait, qui ne rappelle en rien les traits de Calvin, nous semble se rapprocher davantage de celui de Mélanchton, peint par Albrecht Durer et possédé par le Musée de Munich.
Musée du Louvre. Notice des émaux et de Vorfèvrerie^ par A. Darcel. Paris, 1883.
C. — P. 114. — Les portraits de Calvin, de Scaliger et de La Trémouille, n'ayant pas de date, furent sans doute faits en 1556 avec d'autres.
Léonard Limosin, émaHleur, par Maurice Ardant. [Bul. de la Soc. arch. ethisl. du Limousin, t. YI, 2« Liv., 1856.)
N. D. A. — M. de Laborde cite {Notice, 1857, p. 182 et 183) un certain nombre de portraits exécutés par Léonard Limosin en 1556 et 1557. M. Ardant généralise cette citation, et attribue sans motif à la même période les portraits non datés dont il parle.