NOSTRADAxMUS
pour 8,000 francs au même amateur qui a acheté, à pareil prix, le petit portrait sur émail, envoyé de Nantes en 1867, à l'Exposition universelle {Nouvelliste de Rouen),
Journal officiel du soir, 3 mars 1869.
N. D. A. — L'article du Nouvelliste de Rouen nous apprend que c'est le même amateur qui avait acheté pour 8,000 francs un petit portrait en émail envoyé de Nantes à l'Exposition universelle de 18G7, qui a dù aussi acheter, à un prix semblable le portrait de Nostradamus.
Or, le petit portrait envoyé de Nantes était le n» 2,872 du Catalogue de l'Histoire du travail en 1867, exposé par M. Clément Le Sant, de Nantes. Cette plaque rectangulaire représente le portrait d'un inconnu, daté de lô37, frappé du poinçon des Pénicaud, et attribué à Jean II.
Enfin, M. Darcel, dans un compte rendu de l'Exposition universelle [Gazette des Beaux-Arts, 1868, t. I), s'exprime ainsi : « Jean II Pénicaud est encore l'auteur d'un charmant portrait d'homme sur fond blanc, frappé du poinçon au revers, que M. Clément le Sant avait apporté de Nantes, où l'on en ignorait la valeur, et qui est venu rejoindre dans la collection de M. le baron Alphonse de Rothschild, le merveilleux portrait du poète Jean Dupré. «
Le portrait du poète Jean Dupré est, comme celui de M. Le Sant, l'œuvre de Jean II Pénicaud, et nous n'avons pas à nous en occuper ici.
Tout ce que nous avons à retenir dans la citation de l'article de M. Darcel, c'est que le portrait exposé par M. Le Sant est devenu la propriété de M. le baron Alphonse de Rothschild. Et, comme le Nouvelliste de Rouen nous fait savoir que c'est le même amateur qui a acheté la pièce venue de Nantes à l'Exposition, et le portrait de Nostradamus, il devient aisé de découvrir le nom du possesseur de ce dernier.
Notre déduction est corroborée aujourd'hui par l'analogie de la description donnée par le Nouvelliste, avec celle du texte de M. Mannheim.
Il ressort de ces constatations que h; poi'trait présumé de Nostradamus, après avoir franchi en quelques mois les prix de 200 et de 3,000 francs, a dû entrer en 1869, pour le prix de 8,000 francs, dans les collections de M. le baron Alphonse de Rothschild.
Iconographie. —
Nous ne connaissons pas de reproduction.