CHARLES IX
N. D. A. — On verra, d'après les documents suivants, que la date est 1573 et non 1572, et qu'elle figure sur le portrait d'Elisabeth d'Autriche, qui, par le lait, . signe et date son pendant.
B. — P. 131. Deux médaillons ovales en hauteur et concaves, peints en émaux de couleurs et sur paillons, par Léonard Limousin (L. L., 1573). Portraits en pied de Charles IX, roi de France, et d'Elisabeth d'Autriche, en riches costumes de l'époque.
Hauteur, 26 centimètres. — Largeur, 18 centimètres. Vendus 12000 francs.
(Vente de Janzé, 1866.)
Chronique de la Gazette des Beaux- Arts^ 1866.
C. — Quelle différence entre les portraits de la bonne époque de Léonard (portrait de Docteur signé L. L., 1546, n° 94) et ceux de la fin de sa carrière ! Tels sont deux portraits en pied qui nous semblent être ceux de Charles IX et d'Elisabeth d'Autriche, sa femme, dont le premier est signé L. L., 1573 et qui appartiennent à M™*^ la vicomtesse de Janzé.
Musée 7'étrospectif, par A. Darcel. {Galette des Beaux-Arts^ décembre 1865, janvier 1866.)
N. D. A. — C'est le portrait d'Elisabeth d'Autriche qui porte , comme nous l'avons déjà fait observer, la date de 1573 avec la signature L.L., le tout inscrit sur un vase de fleurs, ainsi qu'on le verra par les autres textes ici réunis.
D. — 2461. — Deux plaques ovales. Portraits en pied de Charles IX et d'Elisabeth d'Autriche. Ce dernier signé L. L., 1573, sur un vase, Léonard Limousin. Limoges, 1573.
(M™° la vicomtesse de Janzé.) Catalogue des objets d'art exposés au Musée rétrospectifs Paris, 1865.
E. — P. 186. — L'étincelle du géniede Léonard Limosin se réveilla quelque peu lorsqu'il s'agit de peindre les portraits de Charles IX et de sa femme, d'après les originaux de François Clouet (1).
Notice des émaux exposés au Musée du Louvre, Tpàr M. deLABORDE, 1857.
F. — P. 121. — On cite un autre portrait de Charles IX de cette même année 1573, collection Janzé. Ce prince est peint debout,
(1) Collection Janzé. — Charles IX en pied et debout, tenant de sa main droite le médaillon qui pend à son cou, la gauche appuyée sur son épée. Manteau noir, costume de salin bleu, brodé. A gauche, un rideau vert relevé. Fond bleu. Plaque ovale et concave. Hauteur, -llù millimètres, largeur, 190 millimètres. — Elisabeth d'Autriche debout, près d'une table, coifîce comme dans le portrait du Louvre, tenant de la main droite un éventail à plumes, de la gauche ses gants; à droite, le rideau vert relevé ; sur la table, recouverte d'un drap bleu de ciel, un livre et un vase de fleurs ; sur le vase la signature L L, 1573. Mêmes dimensions.
3i. CHARLES IX
jouant de la main droite avec un médaillon suspendu à son cou, et appuyant la gauche sur son épée; il est en manteau noir, sous lequel on aperçoit un pourpoint de satin bleu ; rideau vert à gauche. Le fond est bleu. Plaque ovale et concave.
Léonard Li?nosm, émailleur, par Maurice Ardant. {Bull, de la Soc. arch. et hist. du Limousin, t. VI, 2^ liv. 1856.)
Iconographie. — Nous ne connaissons pas de reproduction des portraits de Charles IX et d'Elisabeth d'Autriche de la collection de Janzé.
Toutefois, comme on le verra par les documents relatifs aux portraits des mêmes personnages ayant appartenu à la collection Magniac (n"* 30 et 50 de l'œuvre) ces deux derniers portraits offraient une réplique à peu près exacte de ceux dont nous nous occupons.
Le portrait de Charles IX présentait des différences de détail. Quant à celui de la reine, il parait identique, jusque dans la date et la signature inscrites sur un vase sur l'une et l'autre pièce. Il n'est pas hors de propos, à ce sujet, de faire remarquer le soin que prend Léonard d'adopter ce mode de signature sur un vase, chaque fois qu'il en trouve l'occasion. C'est que ce vase de forme élégante, peut-être un emblème de sa profession, était une des pièces de son blason {de sable au chevron d'or cantonné de deux croisettes d'argent, accompagné en pointe d'un vase d'argent d'oïc yssent trois fleurs de même). — (V. le tableau à l'huile : Vlncrédidité de saint Thomas, par L. LiMOSiN, au Musée national de Limoges, et les armes de Léonard que nous donnons, en cul-de-lampe, à la fm de ce livre.)
Les deux portraits de la collection Magniac dont nous venons de parler sont reproduits en phototypie au catalogue de vente illustré de celte collection, n° 249.