DIANE DE POITIERS
de 1559, année de la mort d'Henri II, cela donnerait à la duchesse de Valentinois l'âge de soixante ans. Or, il est assez difficile de préciser Tàge de la personne ici représentée d'après le portrait; et si le catalogue de l'exposition de 1889 appelle notre personnage « jeune femme », il faut se souvenir que Diane de Poitiers avait eu le don de conserver très tard, au dire des chroniqueurs, tous les charmes de la jeunesse.
Le portrait décrit ici est forcement celui que vise M. Mannheim dans son intéressante étude, car M. le baron Gustave de Rothschild n'expose en 1889 que deux portraits de femmes: celui-ci, et notre n° 52, Elisabeth de France, qui n'est pas en deuil, puisqu'elle pointe un costume blanc rehaussé d'or et de perles.
C. — 1079. — Plaque ovale. Portrait. (Léonard Limosin.) Jeune femme de trois quarts à gauche, en deuil, coiffée de la
coiffe noire, doublée de blanc, vêtue d'une robe noire à corsage carré garni de perles, et à manches de fourrures blanches. Collier de perles. Le buste est coupé par une tablette verte. Fond bleu. Bordure de bois encadrant des plaques d'émail.
(M. le baron Gustave de Rothschild.)
Catalogue de V Exposition rétrospective de Vart français au Trocadéro, en 1889.
D. — P. 991. — Parmi les plus remarquables de ces portraits, nous citerons, dans la collection Seillière et dans celle de M. le baron Gustave de Rothschild, cinq grands portraits d'apparat où Catherine de Médicis est représentée deux fois. Leurs montures de bois doré encadrent aussi des plaques en grisaille, représentant des figures allégoriques et des mascarons, qui complètent l'ensemble.
Gazette des Beaux-Arts, déc. 1878. Exposition de 1878. Emaux peints, par M. A. Darcel.
N. D. A. — Ces cinq grands portraits d'apparat étaient ceux de Catherine de Médicis (n° 17) et de Louis de Gonzague (n° 121), appartenant à M. le baron Seillière; et de Catherine de Médicis (n° 16), Elisabeth de France (n" 52), et Diane de Poitiers (n° 39) appartenant à M. le baron Gustave de Rothschild.
E. — P. 20. — Citation du portrait de Marie Tudor à M. le baron Gustave de Rothschild.
Exposition des Alsaciens- Lorrains, par Albert Jacquemart. Extrait de la Gazette des Beaux-Arts, juin, juillet, août 1874. Paris. Claye, 1874.
N. D. A. — Le portrait auquel on donne ici le nom de Marie Tudor est bien celui de Diane de Poitiers, puisque M. le baron Gustave de Rothschild expose quatre portraits de femmes, parmi lesquels sont deux portraits de Catherine de Médicis hors de conteste comme tous ceux de cette reine au type si reconnaissable ; un portrait d'Elisabeth de France, que signale M. Jacquemart lui-même, à côté de