‹ Leonard Limosin, peintre de portraitsChapitre 59 sur 331 · DIAiNE DE POITIERS · texte numérisé non relu

DIAiNE DE POITIERS

d'cmaux d'ornement : deux portraits de Catherine de Médicis désignés sous ce i^m par le catalogue, et celui dont il est ici question, qui fait partie de la collection d» M. le baron Gustave de Rothschild au moins depuis 1867. Il n'était pas connu encore à cette époque sous le nom de Diane de Poitiers.

Iconographie. — M. le baron Gustave de Rothschild a bien voulu nous permettre de faire prendre chez lui la photographie du porti-ait de Diane de Poitiers dont nous donnons ici la reproduction.

Celte belle pièce était, croyons-nous, inédite.

M. le baron Alphonse de Rothschild en possède une réphque à peu près exacte, et de même importance (n^ 40).

A. — Léonard Limosin; milieu du xvi^ siècle. Grand médaillon ovale polychrome. — Portrait de Diane de Poitiers, duchesse deValentinois, 1499 f 1566. Email identique à un dessin de François Glouet, faisant partie des collections du château de Chantilly et à un dessin des collections de la Bibliothèque des Arts et Métiers de Paris.

Elle est presque de face , le visage légèrement tourné vers l'épaule droite, en buste, les cheveux blonds, coiffe et corsage décolleté noir et or bordé de perles et de fourrures blanches, avec rang de perles sur la poitrine; tablette verte en bas, fond bleu; bordure, filet d'or.

(Au revers, on a écrit à l'encre : Anne d'Este-Ferrare , duchesse de Guise et de Nemours.)

Grand diamètre, 455 millimètres, — Petit diamètre, 310 millimètres.

Cadre disposé comme celui du portrait de Montmorency du Louvre, et du temps.

(Collection de M. le baron Alphonse de Rothschild.) Communication de M. Jules Mannheim, janvier 1897.

B. — N. D. A. — Ce portrait figure à la vente de la collection Magniac, en 1892, sous le n° 250 du catalogue, qui lui est collectif ainsi qu'au cardinal Louis de Lorraine. On trouvera ce texte important à ce dernier nom (n° 77).

Les deux portraits se sont vendus ensemble 76 125 francs, et ont été adjugés à M. Wertheimer.

Le portrait de Diane de Poitiers était désigné, dans ce catalogue, sous le nom d'Anne d'Esté. On verra, ci-dessous, qu'en 1862 et 1874 les rédacteurs des catalogues rejettent cette dernière appellation et proposent dubitativement d'y voir Marie de Lorraine. Nous avions, de notre côté, songé, non sans motifs, comme il est démontré plus bas, à propos de la question d'iconographie, à l'amirale de Brion. Nous croyons aujourd'hui devoir nous ranger à l'opinion de M. Jules Mannheim, appuyée par des constatations précises. Il n'est pas surprenant, d'ailleurs, que Léonard Limosin se soit plu à répéter l'image de la puissante favorite. (Voir, au n" 39, réplique de ce portrait, notre note des auteurs, lettre B.)

11 faut remarquer que le texte de M. Mannheim est seul à mentionner une tablette verte au bas du buste; d'autre part, la phototypie du portrait dans le catalogue Magniac ne porte aucune trace de cette même tablette. Nous pensons qu'il n'y a là qu'une erreur de détail qui se sera glissée dans la description ci-dessus ; et cela s'expliquerait d'autant mieux, que le pendant de ce portrait, celui du cardinal Louis de Lorraine, qui fait partie de la même collection, porte réellement cette tablette verte. D'ailleurs il n'y a aucun doute sur l'identité du portrait de Diane de Poitiers avec celui qui était dénommé Anne d'Esté chez M. Magniac, puisque, outre la concordance des descriptions, M. Mannheim a bien voulu nous confirmer par lettre, en février 1897, la provenance de cette pièce, qu'il dit positivement être celle qui était inscrite sous le n» 250 du catalogue de vente de la collection Magniac.

C. — 678. — Portrait, peint en émail de Limoges en couleurs, de Marie de Lorraine, fille de Claude, duc de Guise, mère de Marie, reine d'Ecosse. Robe noire décolletée, coiffure même couleur, et vêtement garni de perles; collier de perles et manches d'hermine; tête tournée vers la droite du portrait; par Léonard Limousin, vers 1556. Pendant du n° 677.

Hauteur, 458 milhmètres. — Largeur, 304 millimètres.

(Prêté par M. Magniac.)

Musée de South Kensington. Catalogue de VExposition spéciale des Emaux sur métal prêtés, 1874.

D. — P. 76. — On voyait, en 1862, à l'exposition du muséum Kensington, le portrait d'Anne d'Esté, duchesse de Guise. Ces portraits de grande dimension sont ordinairement renfermés dans des cadres enrichis d'émaux. (Ces deux portraits, de Louis de Lorraine

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