ÉLÉONORE D'AUTRICHE
■on pas surpris de voir reparaître ici Terreur de date relative à ce portrait commise par M. de Laborde lui-même (voir lettre K).
K. — P. 174. — Arrivé, dès lors, à l'apogée de son talent et de la faveur, il s'efforça de répondre au genre de peinture qui était le plus en vogue, à la peinture de portraits, et il réussit de manière à satisfaire les exigences les plus grandes. Si, en présence d'un pareil succès, le petit nombre de ses grands portraits étonne, c'est que, d'un côté, on ne se rend pas compte des difficultés de l'émail amené à ces dimensions, à cette perfection surtout, et que, de l'autre, on ignore la fragilité des chefs-d'œuvre de l'art. Voyons ce qui nous reste de ces magnifiques portraits. Tout d'abord, en 1556, l'émailleur du roi peint Léonore d'Autriche.
(Collection de don Valenlin Carderera, à Madrid.)
Notice des émaux exposés au musée du Louvre, par M. de Laborde,
N. D. A. — Les documents dont s'est servi M. de Laborde pour parler de ce portrait, étaient sans doute inexacts. On vient de voir ci-dessus que la date qui y est inscrite, est celle de L536.
Iconographie. — Nous donnons ici une reproduction du portrait d'Eléonore d'Autriche, d'après la photographie de M. P. Robert.
Photographie par M. Mieusement, en vente au musée de Cluny, n*^ 240.
Photolypie dans VEmaillerie (Bibliothèque des Merveilles) par M. E. MoLiNiER, 1891, p. 289.
Le dessin original ayant servi de carton à ce portrait appartient à M. L. Courajod (V. Les porlraits aux crayons de M. H. Bouchot, p. 172 et 321). Le savant conservateur du musée du Louvre a bien voulu nous permettre de consulter son précieux recueil, et nous avons pu constater l'exactitude scrupuleuse de la physionomie du portrait en émail comparé au portrait au crayon de cette princesse qui porte le n° 1 du recueil avec la légende : L\ Reyne IIelyonnor. M. H. Bouchot ajoute [op. cit. p. 172) : tt La diselte de ses porlraits est extrême. »