‹ Leonard Limosin, peintre de portraitsChapitre 77 sur 331 · ÉLÉONORE D'AUTRICHE · texte numérisé non relu

ÉLÉONORE D'AUTRICHE

parlement qui laisse voir un paysage par une fenêtre. Sur un socle de deux colonnes le monogramme et la date L. L. 1553 en or. (Tableau votif, dit de la Sainte-Chapelle.)

Musée national du Louvre. Notice des émaux et de V orfèvrerie, par M. A. Darcel, 1883.

N. D. A. — Ces tableaux de la Sainte-Chapelle constituent le monument le plus important de la peinture en émail. Ils ont été maintes fois décrits et apprécies, et nous possédons à leur égard des documents trop considéraVjles pour les faire figurer ici; ils sont réservés pour la publication d'ensemble que nous préparons sur VOEuvve de Léoriard Limosin. Nous ne donnons ici que la description spéciale à ce portrait, inséré dans l'un de ces tableaux, bien que les documents dont il vient d'être question le mentionnent à divers titres. On trouvera la description générale du tableau représentant au centre la Crucifixion, classée sous le nom de François I" {n° 60j.

Quelques auteurs, notamment A. Lenoir, ont cru voir ici le portrait de Claude de France, première femme de François I". M. Lenoir avait, sans doute, trouvé plus vraisemblable que le roi Henri II, ayant commandé lui-même ces tableaux, eût fait exécuter le portrait de sa mère, la reine Claude, de préférence à celui d'Eiéonore d'Autriche, qui n'était que la seconde femme de son père. D'ailleurs, en 1553, date de l'exécution de ce portrait, les deux reines ne figuraient plus depuis longtemps à la cour : Claude était morte vingt-neuf ans plus tôt, et Eléonore s'était retirée en Espagne depuis six ans.

MM. de Laborde et Darcel, et avec eux la plupart des auteurs, ont donné à ce portrait le nom d'Eiéonore d'Autriche. C'est cette dernière appellation que nous adoptons ici, tout en reconnaissant qu'il existe peu d'analogie entre le portrait du musée de Cluny (notre n° 47) et celui-ci.

B. — N° 202. La Reine Eléonore, femme de François F, agenouillée sur un coussin est vêtue d'un riche costume; près d'elle est un prie -Dieu supportant un livre. La figure se détache sur un fond d'appartement, que décorent des colonnes et un tableau de paysage placé vers la gauche. (Tableau votif, dit de la Sainte-Chapelle.)

Musée national du Louvre. Notice des émaux exposés, pdiV M. de Laborde,

Iconographie. — Lithographie (dont quelques exemplaires sont coloriés) dans Les Arts au moyen âge, de M. du Sommerard, ch. ix, pl. V. (Cette reproduction comprend l'ensemble du tableau.)

Pholotypie (Léon Vidal^ 13, quai Voltaire) donnant aussi l'ensemble da tableau.

Ces deux reproductions sont en sens inverse.

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