SCENE XIV
LES MÊMES, LÉONIE, LA BARONNE, HENRIETTE, puis, M'ne DE BELMONT.
LA BARONNE, qui a jeté, en entrant y un regard vers David j que Léonie et Henriette n*ont pas aperçu, non plus que Vareuilj feignant de ne pas les voir, A Léonie, Eh bien! mon enfant, cela va-t-il mieux?
DE VAREDIL.
Comment? qu'a-t-elle donc?
Léonie D*a pas vu Frédéric qui s*esl tenu à l'écart. En détournant la télé, elle a apt^rçu David, elle 8*est arréléa et se lait.
LA BARONNE, d^uu ton dégagé.
Oh ! rien !
42 LÉONIE
LÉOME.
Rien, mon oncle...
LA BARONNE
Léonie.,. je vous présente le docteur David... (Elle s'est rapprochée.) un ami de ma famille... de notre père... qui est venu pour nous voir... Frédéric et moi... tÉoME, qui s'est d'abord rapprochée de son oncle, pendant ces quelques mots, surmontant son impression et rendant à David son salut.
Oh! mais, je connais monsieur... (J/owuemew^) Il est venu aussi pour me voir... un jour... quand j'étais... si malade!...
HENRIETTE, baS,
Léonieî... (Léonie l'embrasse,)
DAVID, un peu troublé.
En effet... oui, mademoiselle... alors... mais il n'y faut plus songer... tout cela est passé... {Il l'observe.)
LÉONIE
Oliî mon Dieu, oui... grâce à vous!
DAVID, l'abordant avec grande douceur.
Non, mademoiselle...
LBONIE.
Hein?...
DAVID
Mais grâce a Dieu... qui est meilleur et plus puissant que nous !... et... je ifose le dire, car vous allez me détester !
LÉONlË.
Moi!...
DAVID
Ce matin, en arrivant ici, j'étais... un peu inquiet... (Mouvement de Léonie,) je n'en conviendrais pas, si je rétais encore!... mais j'ignorais bien des choses î...
Et... quoi donc?
DAVID
Ce beau et long voyage que vous venez de faire... il vous a été agréablr, n'est-ce pas?...