‹ Léopold 1er et Léopold II, rois des BelgesChapitre 53 sur 56 · ROLE DE LA CAVALERIE DANS LES GUERRES MODERNES · texte numérisé non relu

ROLE DE LA CAVALERIE DANS LES GUERRES MODERNES

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Le roi Léopolcl au général Cliazal, ministre de la guerre.

« Laeken, le 11 mai 1860.

« Mon cher Ministre,

« Votre affectueuse lettre m'a donné une bien sincère satisfaction; vous savez depuis longtemps que ma confiance en vous et mon affection pour vous sont des sentiments immuables. On a en dernier lieu, de tous les côtés et dans tous les pays, fait des recherches sur la position de la cavalerie. Le fait est que malgré les nouvelles armes cette position est peu changée. Comme attaque, la cavalerie n'a jamais pu produire une g-rande impression, quand ces attaques n'ont pas été combinées avec un plan. Ceci a été le cas à Waterloo. Dans d'autres circonstances, comme à Marengo, les attaques partielles ont décidé la bataille. A Leipzig-, le 16 octobre, la grande attaque de la cavalerie française à été d'un effet prodigieux et bien près de produire de grands désastres pour les alliés.

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« En France, en 1814, les succès de Napoléon tenaient principalement aux attaques de la cavalerie qu'il avait fait venir d'Espagne. Fère-Champenoise, où il n'y avait d'engagé que la cavalerie des alliés, ne pouvait avoir lieu qu'avec de la cavalerie, l'infanterie n'arrivant que le lendemain. Pour les grandes armées en campagne il n'y pas de sécurité sans une forte cavalerie, point de succès et de suite sans une nombreuse cavalerie. Napoléon en a eu la preuve en 1813. Pour une petite puissance comme la nôtre, qui se trouvera dans une espèce de blocus, tant qu'on ne vient pas à son secours, — elle a le plus grand besoin de garder ses communications et d'aller en reconnaissance. Pour ))ien faire, si cela ne coûtait pas tant, sa cavalerie devrait avoir le double de sa force actuelle et devrait pouvoir être envoyée en f artisan de tous les côtés pour maintenir les communications DANS LE PAYS, ct auc Ics sccours qu'on derrait pouvoir es2)érer.

« L'infanterie ne peut aller nulle part^ et se trouverait tout de suite coupée et cernée par l'ennemi. Si nous avions la guerre, nous devrions former, comme en 1831-1833, des 7*'"' et même 8"* escadrons pour un service indispensable de cosaques, indispensable tout autant pour conserver des communications avec l'intérieur si importantes, que pour nous lier aux secours sur lesquels nous avons droit de compter. On croit que les Autrichiens, le jour de Solferino, auraient pu paralyser la droite des Français avec leur cavalerie ; mais il fallait s'en servir; au lieu de cela, elle s'en est allée.

« J'ai entendu dire que Niel était fort inquiet de cette cavalerie.

« Toujours avec les mêmes sentiments affectueux.

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