‹ Léopold Robert: sa vie, ses œuvres et sa correspondanceChapitre 1 sur 17 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

BUREAU DE LA REVUE DES DEUX lONDES,

18r ^VE SAINT-BENOIT.

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«, RUE DE LA PAIX, | 15, BOULE V. MONTMAaTftE.

Un prince, qaeiqne génie qu'il ail re^u di ciel , ne fait point tont botté, eu descendant de cheval , le Slabat

de Pergolèse on la'^tnl^ Famille de Rapliaël Vti

homme hait grand *et on le fait grand sans que le mérite s'en mêle Pour qu'un homme soit peintre, il y

faut plus de façon; cela ne se donne pas en dot ni ne se lègue par succession. Jamais le pinceau du Titien ne fut un héritage; Raphaël ne dut rien an bon plaisir de Michel-Ange; il eût servi de peu à Lysippe d'épouser la sœur de Scopas ou la fille de Praxitèle. Pour parvenir au comble de la gloire et de son art, ni alliance, ni parenté, ni naissance, ni faveur, ne le pouvaient dispenser d'un seul des degrés nécessaires de ce pénible apprentissage; et, pâlissant sur le modèle, encore eùt-il perdu ses veilles comme tant d'autres, si le ciel ne l'eût doué d'une ame capable de sentir les beautés naturelles, car il faut tout cela : une exquise sensibilité et un travail opiniâtre, un enthousiasme de génie et une patience à l'épreuve des difficultés... une longue méditation , tout ce que peut joindre l'étude à une heureuse nature, assemblage plus rare que la fortune et les commandemens; et voilà pourquoi si peu d'homihes excellent dans les arts.

(Paul-Lodis Courier : Conversation chez la eomtesse d'Albany.)

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