‹ Lepidopteres de la CalifornieChapitre 33 sur 59 · Meuiræa Enirua · texte numérisé non relu

Meuiræa Enirua

Alæ supra fusco-nigræ ; fulvo flavidoque fasciatim maculatis; posticæ subtus fulvæ fascis tribus flavidis, anteriore irregulari tnterrupta; fascia fulva penultima flavido pupillata.

Il serait possible que cette Mélitée fût la même que celle que MM. Doubleday et Hewitson ont représentée sur la planche 23 de leur bel ouvrage, sous le nom d’4nicia, et comme habitant les montagnes rocheuses de l'Amérique du nord : malheureusement ces Messieurs n'ont point figuré le dessous, qui, pour beaucoup d'’espèces, est le plus important à connâître. D'un autre côté, le dessus des ailes inférieures de leur Ænicia offre une série marginale de trois bandes fauves, tandis que dans notre espèce, la rangée intermédiaire est d’un jaune pâle. Ce n'est donc qu'en comparant l'individu typique qui a servi pour l'ouvrage de M. Doubleday qu'on pourra juger cette question.

Cette jolie Mélitée est voisine de l'Zduna, de l'Ichnæa, et en général de toutes les espèces appartenant au groupe d’Artemis. Dessus des ailes d’un brun-noirâtre, avec la frange blanchâtre, des taches d’un fauve vif et des taches jaunes disposées par bandes transverses; les quatre bandes des ailes inférieures alternativement jaunes et fauves, interrompues ; l'avant-dernière jaune, et celle qui la précède fauve, à taches un peu pupillées de jaune ; la côte des ailes

supérieures rouge, comme dans Chalcedon. Dessous des ailes fauve, avec des bandes d’un jaune d’ocre, plus ou moins liserées de brun; celui des inférieures ayant chaque tache de l’antépénultième bande pupillée de jaune d'ocre. Femelle à peu près semblable au mâle, les ailes supérieures seulement un peu plus arrondies au sommet.

Vole en juin dans les montagnes.

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