‹ Les 14 stations du Salon 1859Chapitre 80 sur 80 · QUATRE OUBLIS · texte numérisé non relu

QUATRE OUBLIS

M. Wacquez. Dénicheurs d’abeilles au B as- Dr eau. Patient travail, prodigieuse habileté. Ce n’est pas la nature simplement vue et peinte» mais fouillée et disséquée avec une minutie qui touche au merveilleux à force de juste réalisation. En élargissant sa manière, ce peintre arrivera à de sérieux effets plus

(l) Espronçcdâ. — El diablo mundo.

en rapport d’ampleur avec le sentiment d’art qui est la loi et la force des maîtres.

M. Ruyperez. Un nom nouveau et un nom étranger. 11 est au bas de deux petites toiles.

Du style, un pinceau délicat et fin, très-amoureux du détail, déjà habile et supérieurement doué pour ces mignonnes scènes d’intérieur où tout l’intérêt se concentre sur un rayon, un contour, un trait délicat, une ciselure. J’augure fort bien de ce jeune talent.

M. Reynart (Édouard) a exposé un paysage d’une jolie couleur et dans une heureuse disposition. Voyez : deux rideaux d’arbres, en raccourci , — un long canal où l’eau se prélasse, verte, se perdant à l’horizon; des canards y tracent un lumineux sillage. Ce site rêvé et doux à l’œil m’a laissé un amoureux souvenir.

M. Garipuy. Esprit intelligent, âme forte, vouée aux nobles aspirations. Je ne dirai pas que son pinceau soutienne toujours les idées généreuses qu’il essaie de faire vivre sur la toile, mais au moins y voit-on le développement libre d’un sentiment intellectuel qui a chez lui une valeur particulière de réalité. Néron et Agrippine est une belle page antique où respire à l’aise l’àme robuste de Tacite.

Parie. — ■ Impr. "Walder, rue Bouaparto, 44.

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