SCÈNE XIV
MONTAUDOIN, PÉNURI, puis JOSÉPHINE.
MONTAUDOIN, avec encrage concentrée.
Mon bon Pénuri... mon brave ami !... (il lui prend la main.) Je cherche un moyen de te remercier. %
PÉNURI.
Aïe ! tu me casses les doigts !
Un si magnifique cadeau à une e'trangère !
PÉNURI. !
Ne parlons pas de ça I
MONTAUDOIN.
Comment donc ! un homme qui a sept mille livres de rente»..
Et qui trouve moyen de faire des donations de <3,505 francs... a une étrangère !
PÉNURI.
J'aime beaucoup la petite!
MONTAUDOIN.
Je le vois... Mais je ne mange pas de ce pain là... moi !
PÉNURI.
Quel pain?
MONTAUDOIN.
Nous nous comprenons... Après la noce, monsieur 1 après la noce ! «
PÉNURI.
Qu’est-ce que nous ferons après la noce?
MONTAUDOIS.
Oh ! nous rirons bien!... Mais ceci n'est qu’un incident... Signons d’abord le contrat de mon enfant! (Se reprenant.) de cette enfant!
JOSÉPHINE, entrant de la droite.
Monsieur !
MONTAUDOIN *, remontant.
Quoi?
JOSÉPHINE
C’est le notaire qui s'impatiente !
MONTAUDOIN.
Tout de suite... Tu vas d’abord monter Ja valise de monsieur au second.
JOSÉPHINE
Mais vous m’avez dit de la déposer au premier, dans la chambre verte.
MONTAUDOIN.
Lé premier... ce n’est pas assez haut : j’ai mon idée... porto la valise au second... dans la chambre jaune! {A Pénuri.) Ça ne te fait rien de coucher dans la chambre jaune ?
* Pénuri, Montaudoin, Joséphine.
UK M. MONTAUDOIN PÉNL'RI.
Oh ! ça m’est^égal ! je ne suis pas superstitieux !
MOSTAl'DON.
C’est bien!... Pas* de cyniques plaisanteries! (A Joséphine. } Allez * (Joiép’jiue sort.)