SCÈNE XIX
PÉNURI, puis MONTAUDOIN, Puts LOIAKTOlb.
Mais laissez- les.
DI*»!, a IV |)r(j| 1
PÉNURI criant aprè- lui.
si vous \i voulez |i.f> !
Je ne I I dois rien.
’ .Isidore, Pénuri.
MOMTAUDOIN *, à part, entrant avec une scie.
Ah! je suis plus ^çalme... je viens de préparer Ja chambre jaune.
PÉNURI, àjiarl.
Comment ! il vient de scier un jour de contrat ! Quelle drôle de noce !
MOMTAUDOIN.
Pënuri... j’ai à te parler... car j'hésite encore... nos souvenirs d’enfance, l’amitié qui nous a unis si longtemps... avant d'accomplir la chose...
PÉNURI - .
Quelle chose ?
MOMTAUDOIN.
Tout me fait un devoir de te demander une explication.
PÉNURI.
Parle.
MOMTAUDOIN.
Je sais tout. Fernande n’est pas ma fille I
PÉNURI.
Ah ! mon Dieu !
MOMTAUDOIN.
Ne fais pas l’étonné
PÉNURI.
Dame, une pareille nouvelle?
MOMTAUDOIN.
J’ai été trompé par un ami.
PÉNURI.
Vraiment?
MONTAUDOIN. ‘
Ne fais pas l’étonné... Un ami qui fait des vers.
PÉNURI.
Ah!
MOMTAUDOIN.
Et qui se croit quitte en donnant- 13,503 francs à l’enfant.
PÉNURI.
Comment !
MONTAUDOIN.
Cet ami, c’est toi, c'est vous, monsieur!
Ah! par exemple? voilà autre chose ! moi, je suis le père de ta tille !
DF. M. MONTAl'DOIN
MONTAUDOIN.
In-du-bi -t.vble-ment !
PÉNURI.
J’aime le beau sexe, niais je te jure...
MONTAUDOIN.
Tout concorde, tout s’accorde, tout le prouve... D’abord ces <3,000 fouies; ne comptons pas les centimes.
PÉNURI.
Ah! c'est de la donation qu’il s’agit! Puisque c’est comme ça... j'aime mieux tout dire.
MONTAliOOIN.
Quoi?
PÉNURI.
Ces 13,000... c’est ta femme qui me les a remis.
MONTAUDOIN.
Nisida ! ma femme !
Elle les a économisés en cachette... et comme elle a peur de toi... elle m’a prié d’en faire la donation en mon nom... na!...
MONTAUDOIN.
Ma femme ! 11 serait possible ! Ah ! mon ami ! si tn disais vrai! (Appelaut.) Nisida ! Nisida!
UEM ARTOIS, paraissant à ta porte de droite.
Est-ce pour le contrat ?
MONTAUDOIN.
Mais non, pas vous, ma femme, Nisida! Il est insupportable, ce notaire 1 ( Le nolaire reutie 0