TOUT LE MONDE
CHARLES
Fâcheux contre-temps!...
. *• ' ‘ , tC LES.
Je respire 1
LE BANQUIER
Enlevez toutes ces tables.. .Vous, messieurs, vos instruirions. Mesdames et messieurs, en place. (On frappe à la dernière porte et on entend ces mots : Au nom de la loi, ouvrez,) Vite une valse.
(Un agent de police arec son monde parait, il ne voit qu'une salle de bal, tons les joueurs et joueuses valsent Ce changement se fait très rapidement.)
l’acent.
Visitez partout avec soin.
LE BANQUIER. '
Puis-je savoir, monsieur, le motif d’une telfe descente chez moi?
l’a CENT,
J’agis en vertu des ordres qui me sont donnés; si votre conscience ne vous reproche rien, que pouvez-vous craindre?
LB BANQUIER
J’attends sans inquiétude, monsieur, l’issue de vos recherches.
. (Les suivons de police reviennent.)
Ferdinand , bas à l’agent.
On était averti.
l’acent.
C’est assez, retirons-nous. (Ferdinand fait des signes d l’agent. Haut au banquier.) Vous le voyez, nous n’avons pas long-temps interrompu vos danses. Venez, messieurs.
(Le. banquier reconduit l’agent. On continue à valser. Quelques personnes sont à la fenêtre.)
LE BANQUIER
Eh bien ?
MONSIEUR DE LA CHAMBRE
Ils s’éloignent, ils tournent la rue;
LE BANQUIER
En ce cas , que tout soit remis en place,
CHARLES
JULES
CHARLES
Voilà le moment.
Arrête...
Qu’as-tu donc?
JULES
Tu n’as pas renoncé à ton funeste dessein, je le vois.
CHARLES
Si fait, puisque tu trembles.
JULES
£(t ce cas, sortant, • 1 .
e-jj.
CHARLES
Non ; je viens de retrouver un napoléon dans la doublure de mon gilet.
JULES. i *
Un napoléon ! il se pourrait !.. voyons.
CHARLES
Tiens, je voulais, sans rien te dire, le risquer, et te surprendre ensuite.
JULES
Il est vrai... Ah ! donne-le-moi.
CHARLES
Le voilà, (à part.) Il me sert lui-même, (haut.) Bonne chance! je ne te conseille plus.
JULES
Ah! j’ai encore de l’espoir.
CHARLES
Et moi, une certitude... (Il s'est fourré dans la foule et a glissé un pétard sous ta table, lorsque le banquier fait entendra: Rien ne va plus, le jeu est fait.)
(Une explosion terrible a lieu. Stupéfaction générale. On se heurte, on crie. Charles se précipite sur l'or, et va pour fuir, en entraînant Jules, lorsque les portes tombent et la police réparait.)
l’agent.
Emparez-vous detoutesles issues, et que personne ne sorte.
Charles, d Jules.
Nous sommes perdus.
JULES
Où fuir?
Michel, leur montrant la fenêtre.
Par là.
(Le banquier et les joueurs veulent faire résistance, on emploie la force ; les soldats^croisent la baïonnette. Le tumulte recommence; Jules et Charles en profitent pour se sauver par les toits.)