‹ Les 6 degres du crime melodrame en trois actesChapitre 32 sur 50 · TOUT LE MONDE · texte numérisé non relu

TOUT LE MONDE

CHARLES

Fâcheux contre-temps!...

. *• ' ‘ , tC LES.

Je respire 1

LE BANQUIER

Enlevez toutes ces tables.. .Vous, messieurs, vos instruirions. Mesdames et messieurs, en place. (On frappe à la dernière porte et on entend ces mots : Au nom de la loi, ouvrez,) Vite une valse.

(Un agent de police arec son monde parait, il ne voit qu'une salle de bal, tons les joueurs et joueuses valsent Ce changement se fait très rapidement.)

l’acent.

Visitez partout avec soin.

LE BANQUIER. '

Puis-je savoir, monsieur, le motif d’une telfe descente chez moi?

l’a CENT,

J’agis en vertu des ordres qui me sont donnés; si votre conscience ne vous reproche rien, que pouvez-vous craindre?

LB BANQUIER

J’attends sans inquiétude, monsieur, l’issue de vos recherches.

. (Les suivons de police reviennent.)

Ferdinand , bas à l’agent.

On était averti.

l’acent.

C’est assez, retirons-nous. (Ferdinand fait des signes d l’agent. Haut au banquier.) Vous le voyez, nous n’avons pas long-temps interrompu vos danses. Venez, messieurs.

(Le. banquier reconduit l’agent. On continue à valser. Quelques personnes sont à la fenêtre.)

LE BANQUIER

Eh bien ?

MONSIEUR DE LA CHAMBRE

Ils s’éloignent, ils tournent la rue;

LE BANQUIER

En ce cas , que tout soit remis en place,

CHARLES

JULES

CHARLES

Voilà le moment.

Arrête...

Qu’as-tu donc?

JULES

Tu n’as pas renoncé à ton funeste dessein, je le vois.

CHARLES

Si fait, puisque tu trembles.

JULES

£(t ce cas, sortant, • 1 .

e-jj.

CHARLES

Non ; je viens de retrouver un napoléon dans la doublure de mon gilet.

JULES. i *

Un napoléon ! il se pourrait !.. voyons.

CHARLES

Tiens, je voulais, sans rien te dire, le risquer, et te surprendre ensuite.

JULES

Il est vrai... Ah ! donne-le-moi.

CHARLES

Le voilà, (à part.) Il me sert lui-même, (haut.) Bonne chance! je ne te conseille plus.

JULES

Ah! j’ai encore de l’espoir.

CHARLES

Et moi, une certitude... (Il s'est fourré dans la foule et a glissé un pétard sous ta table, lorsque le banquier fait entendra: Rien ne va plus, le jeu est fait.)

(Une explosion terrible a lieu. Stupéfaction générale. On se heurte, on crie. Charles se précipite sur l'or, et va pour fuir, en entraînant Jules, lorsque les portes tombent et la police réparait.)

l’agent.

Emparez-vous detoutesles issues, et que personne ne sorte.

Charles, d Jules.

Nous sommes perdus.

JULES

Où fuir?

Michel, leur montrant la fenêtre.

Par là.

(Le banquier et les joueurs veulent faire résistance, on emploie la force ; les soldats^croisent la baïonnette. Le tumulte recommence; Jules et Charles en profitent pour se sauver par les toits.)

Page 1