LA FRATERNITÉ COMMUNALE
y a encore de ces mères, indignes, je le reconnais, de donner des citoyens à la patrie, qui ne veulent pas qu'on ensevelisse leurs enfants comme on enterrerait un chien ; elles ne savent pas que prier est un crime, que s'agenouiller est un forfait, et que dire à Dieu : « Je vous adore, » est une offense à l'humanité tout entière ; elles ont encore la faiblesse de vouloir que l'on plante une croix sur les tombes de ceux qu'elles pleurent. Une croix au XIX e siècle ! un drapeau rouge, à la bonne heure !
Décidément, la fraternité communale s'affirme de plus en plus ; elle met en pratique cet admirable précepte : « Arrêtez-vous les uns les autres. » On a parlé de M. Delescluze envoyé à la •Conciergerie. Hier, on arrêtait Lhuillier, aujourd'hui, on arrête Assy. Ce n'était pas assez de changer de Commission executive comme on change, si j'ose m'exprimer ainsi, de bonnet de nuit; la Commune se conduit, à l'égard de ceux de ses membres qui lui déplaisent, absolument comme s'ils étaient de simples archevêques .
Quoi ! Assy, Assy du Creusot, Assy qui signait ci tête <:e tous ses collègues les proclamations du Comité central, non moins par droit de célébrité que par droit d'ordre alphabétique, ne siège plus à l'Hôtel de Tille ? Il ne propose plus de décrets ? Il ne dialogue ptusi avec F. Goumet ? Il ne riposte plus à G. Tridon ? Pourquoi cela ? D'où vient cette chute après cette gloire 1 0n