Mathématiques
b) Sciences.
ABABUA
(Congo.)
Les adjectifs numéraux
chez les Mobati, donc en Libati d'après Chaltin.
1 moti
2 mibalé
3 misalu
4 ektvengena
5 ebumoti
6 adanso moti
7 adanso balé
8 adanso salu
9 adanso ekwcngena 10 maôo
Lemaire, Con^o IW., III (1894), 162.
chez les Ababua orientaux donc en Libwalé, d'après de Galonné.
moti bali salo
kwangané bumoti
adé-nseu-moti adé nseu mibali adé nseu misalo.
adé nseu mikwangane assi mabo, mabo moto assi omoti de Calonne, Mquv. Soc. Int., X (1909),
L'Ababua compte jusque 5 à l'aide de termes différents ; 6 sera 5 + 1; 7, 5 + 2, etc., jusque dix qui est un terme nouveau; puis 11, 12, 13, 14, sont composés d'un radical nouveau auquel ils ajoutent 1, °2, 3, 4; 15 est un nouveau mot. Au delà, il n'y a plus de termes. Pour indiquer 15, l'Ababua frappe les deux mains sur une jambe ; pour indiquer 20, il frappe une main sur chaque jambe; pour indiquer 40, il dit : fini à compter sur deux hommes. 50 est la limite extrême. Au delà, ils disent Abattu, beaucoup, incalculable. Le système de numération est donc à base de cinq en se servant des doigts de la main, de bâtonnets, de cailloux et de graines, mais les chiffres sont inconnus.
TlLKENS.
La numération est réduite au point que mille est un nombre
inconnu.
Védy, Bull Soc. R. B. Géogr., XXVIII (1904). 265.
Ababua. Congo. E, 135.
En prononçant ébumoti (5), le Mobati avance la main fermée ; en prononçant mabo (10), il avance les deux mains jointes.
Il peut être intéressant de remarquer que le même système de numération, le système quinaire, est employé par plusieurs peuplades non africaines, telles que les Groenlandais ; ceux-ci comptent sur le bout de leurs doigts et arrivent ainsi jusqu'à 5, qui porte, je crois, le nom signifiant " main „, au delà de 5 on forme les noms des nombres en ajoutant 1, 2, etc. Le mot qui exprime 10 signifie les deux mains.
On retrouve les traces de ce système dans les chiffres romains I, II, III, IIII, V.... X, qui représentent assez bien 1, 2, 3, 4 doigts, la main ouverte, et les deux mains ouvertes et rapprochées l'une de l'autre.
Lemaire, Congo, III., III (1894), 162.
Cette numération à base 5, se compte sur les doigts; elle se marque en plaçant la main droite au-dessous de la gauche, cette dernière saisissant tous les doigts sauf le petit, qui est bien mis en évidence (un) ou le petit et l'annulaire (deux), etc. Cinq se compte à une seule main, le pouce passant sous l'index et le médium. Six, en saisissant à l'aide de la main droite le pouce de la main gauche placé verticalement; si on joint en plus l'index de la gauche on compte sept, etc. Enfin, dix se marque en frappant l'une contre l'autre les deux mains ouvertes, quinze en plaçant les deux mains l'une au-dessus de l'autre sur la cuisse droite, vingt en plaçant la main droite sur la cuisse droite, la main gauche sur la cuisse gauche; plus loin l'Ababua compte avec difficulté et dit : * donnemoi un homme en plus à couper. „ Lorsqu'il s'embrouille dans ses moyens mnémoniques pour expliquer un différend dans un paiement, il a recours à des séries de bâtonnets correspondants les plus petits à un couteau, les plus grands à une lance et qu'il dépose devant lui en guise de numération. Du reste, lorsqu'il apprend la Lingala commercial qui a emprunté aux arabisés la base décimale, il commet de continuelles erreurs, et pour indiquer sept par exemple, il ne manque jamais de dire : " saba na mitanu „ sept et cinq.
de Calonne, Mouv. Soc. Bit., X (1909), 417.
Cf. Vuene, Bull. Soc. B. B. Gêogr., XXXII (1908), 494-522.
Le chef Nazimu, dépendant du poste d'Ibembo, procéda de la façon suivante pour compter le nombre des porteurs : il fit aligner toute nos charges et mit sur chacune d'elles une petite baguette. Après avoir ramassé et mis en botte ces dernières, il alla chercher autant d'hommes qu'il y avait de baguettes. Cette opération originale et primitive se termina sans discussion.
Nys, Chez les Abarambos. Anvers (1896), 45.
ABABUA
(Gohoo.)
E. — Vie intellectuelle.
b) Sciences.