‹ Les AbabuaChapitre 166 sur 170 · Acuité des sens · texte numérisé non relu

Acuité des sens

L'ouïe est très développée, au point de distinguer dans le bruit de la forêt la marche d'un éléphant qu'un Européen n'eût pas entendue : étant en route avec des Ababua, je suivais tranquillement mon chemin ; tout à coup ceux qui me devançaient me font signe de m'arrêter. Je m'arrête et comme eux j'écoute. Nous étions en ce moment sous bois et je n'entendis que la brise dans les branches des arbres légèrement secoués. Eux avaient parfaitement entendu un éléphant qui avait fui à notre approche. Ils se font des signaux avec des tambours dont le bruit pour eux est perceptible à 1500 mètres et plus. La vue est très bonne ; ils ne sont ni myopes, ni presbytes ; et ils peuvent fixer le soleil à midi pendant une minute ; ils préfèrent les couleurs éclatantes comme le rouge, par exemple.

Voir E. 142, pour le sens de la direction.

TlLKENS.

De toutes les facultés sensitives, je doute parfois si les indigènes d'Ibembo jouissent des organes du goût, de l'odorat et du tact, car en pareille matière ils ne sont pas trop délicats. Quant à la vue et à l'ouïe, ils ont un avantage marqué sur nous.

Hoof (Mgr van), Mouv. Antiesclav., XIV (1902), 136.

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