Occupation principale
Les femmes se livrent habituellement aux travaux champêtres pendant que les hommes vont à la chasse, à la pêche ou s'occupent au village de divers travaux.
Gdstin, Mouv. Géogr., XV (1898), 203.
Les Ababua sont avant tout agriculteurs et chasseurs. — Comme animal domestique ils possèdent le chien ; la poule a existé, disent-ils, avant la guerre que leur livraient les Matamatama. Il existe encore quelques poules chez les grands chefs.
Ils se livrent avec ardeur à la chasse. Ils chassent de préférence le buffle, le cochon sauvage. (sanglier), une espèce d'antilope rousse, etc.
Ils sont très peu pêcheurs ; ce sont les femmes qui sont chargées de cette mission.
TlLKENS.
L'Ababua peut aisément entretenir les siens, car il est cultivateur actif et chasseur ; en outre, il possède de terres excellentes.
Milz, Belg. Colon., I (1895), 72.
Chez les Ababua, le père aidé de ses fils s'occupe principalement des défrichements, de la construction des cases, de la pêche et de la chasse. Les femmes et les jeunes filles ont pour principale besogne l'ensemencement, l'entretien des plantations et les travaux du ménage. Les femmes comme les hommes fabriquent les poteries et confectionnent le sel au moyen d'herbes spéciales. Pour les grands défrichements, le chef de famille se fait aider par tous les hommes de la famille en âge de travailler.
Hutereau, de Haulleville et Maes, Ann. Mus. Congo, sér. III, 1. 1, fasc. I (1909), 85.
Ababua, Congo. A, 5.
Les Ababua sont pêcheurs par exception et dans de rares contrées. Les Bakango au contraire, peuplade riveraine de l'Uelé, ne sont que pêcheurs et procurent aux tribus voisines, dont les Ababua, le poisson par échange, contre du gibier ou des produits de la forêt.
de Renette.
La vie du Babua est à peu près celle du paysan européen : levé au point du jour, il se rend à ses cultures, se livre aux diverses occupations nécessitées par le temps ou la saison, pour ne rentrer au village que vers 5 heures du soir; il reste même dans la brousse pendant la nuit si le temps est beau. Il prend son premier repas vers 11 heures du matin, sommeille jusqu'à 2 ou 3 heures, travaille encore jusqu'à 5 ou 6 heures et, se rassemblant avec sa famille ou ses compagnons autour du feu, prend son dernier repas vers 8 heures, puis va se coucher. Mais si le clair de lune est beau, les habitudes changent, la danse le retient parfois jusque 2 ou 3 heures du matin, et notre homme fait la grasse matinée.
A certaines époques, s'organisent de grandes expéditions de chasse ou de pêche.
Aux mois de février, mars et avril, c'est-à-dire vers la fin de la saison sèche, tout le monde s'occupe des plantations.
C'est que celles-ci nécessitent un travail important et difficile : le défrichement. La forêt est abattue sur d'énormes surfaces. L'abattage des gros arbres est fait par les hommes ; les femmes enlèvent la brousse et travaillent la terre à la houe. Aussitôt ce travail accompli, l'approche rapide de la saison des pluies nécessite la construction des abris. Dès lors, c'est dans le village même que tout le monde travaille à la réfection des toitures ou à la bâtisse de nouvelles cases.
Puis, les rivières s'emplissent peu à peu sous l'influence des pluies fréquentes des mois d'avril et de mai, l'établissement des barrages et le travail aux engins de pêche prennent la première place.
Enfin, durant toute la saison sèche, les populations se livrent à la chasse. Si nous ajoutons à tout cela les besognes les plus minimes, telles que l'entretien d'allées joignant les villages entre eux, le tressage des cordes, la fabrication des filets de chasse, le travail des armes, des poteries, etc., nous considérons que le Babua est un travailleur au même titre que nos campagnards, auxquels il ressemble d'ailleurs beaucoup quant au genre de vie matérielle.
Védy, Bull. Soc. R. B. gêogr., XXVIII (1904), 196-198.
Cf. Burrows, Land of Pygmies. London (1898), 202.— Védy (Dr), Bul. Soc. R. B. Gêogr., XXVIII (1904), 284-286 ; Congo Belge, VI (1901), 252è.
A. — Renseignements géographiques
et ethnographiques généraux.